vendredi 10 juin - 34e Marché de la Poésie

par Vincent Gimeno-Pons, 11 juin 2016

Vendredi 10 juin

11h30 Ouverture au public
14h Rencontre en Pays-Bas. Trois poètes néerlandais. Nachoem M. 
Wijnberg, Esther Jansma, K. Michel, reçus par leurs traducteurs Pierre Gallissaires et Jan H. Mysjkin, éditions du Murmure. Modérateur : Margot Dijkgraaf - scène du Marché
15h30 Poésies du Mexique#7 rencontre avec les poètes Silvia
Eugenia Castillero, Julián Herbert, Karen Villeda, reçus par Serge Pey - scène du Marché
17h Remise du Prix Ivan Goll
17h30 La Poésie au service du monde Table ronde, avec Paul de Brancion (Union des poètes & co, World Poetry Mouvement), Francis Combes (Biennale internationale des poètes en Val de Marne), Brigitte Gyr, Jacques Fournier, Judith Balso, Laurent Grisel et Maram Al Masri. Lectures de poèmes d’Ashrad Fayad - scène du Marché

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Ashraf Fayad

18h30 3e Nuit du Marché
Poésies du Mexique#8
Lectures avec les poètes Coral Bracho, Jorge Esquinca, Oscar de Pablo.
Lectures en français par Philippe Burin des Roziers et Sophie Lucarotti -
scène du Marché

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Philippe Burin des Roziers
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Sophie Lucarotti

20h30 Mexique#9 Spectacle : Sodomia en la Nueva España
texte de Luis Felipe Fabre - traduction de Lisandro Abadie avec la
collaboration d’Annie Le Brun et de Benjamin Lazar - lecture à 3 voix en
espagnol et en français - scène du Marché
21h30 Fermeture

Biographies

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Paula Abramo
© Valentina Siniego

Paula Abramo
Paula Abramo (Mexico, 1980) est titulaire d’une licence et d’une maîtrise en lettres classiques de l’Université Nationale (UNAM). Elle a donné des cours de littérature brésilienne au Collège d’études latino-américaines de cette même université et a traduit une trentaine de livres du portugais, parmi lesquels les romans El Ateneo de Raul Pompeia (UNAM /Conaculta, 2015), La tristeza extraordinaria del leopardo de las nieves de Joca Terron (Almadía, 2015), El libro de las imposibilidades et Domingos sin Dios de Luiz Ruffato (Elephas, 2015). Elle est l’auteure du recueil de poésies Fiat Lux (FETA, 2012), pour lequel elle a obtenu le premier Prix de Poésie Joaquín Xirau Icaza, octroyé par le Colegio de México, en 2013. Elle a été boursière du programme Jeunes Créateurs du Fonds National pour la Culture et les Arts (Fonca) dans la section de poésie, à deux reprises.

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Coral Bracho

Coral Bracho
(Mexico, 1951) Elle est poète et traductrice. Parmi ses recueils de poésie figurent : Peces de piel fugaz (1977), El ser que va a morir (1982), Tierra de entraña ardiente (1992), Huellas de luz (2006) qui rassemble les titres précédents, La voluntad del ámbar (1998), Ese espacio, ese jardín (2003), Cuarto de Hotel (2007), Si ríe el emperador (2010), Marfa, Texas (2015). Elle a été boursière de la Fondation John Simon Guggenheim de New York et du Système National des Créateurs d’Art au Mexique. Elle a reçu, entre autres, le Prix Xavier Villaurrutia en 2003, le Prix National de Poésie Aguascalientes en 1981, le Prix International de Poésie Jaime Sabines-Gatien Lapointe (Québec, 2011) et le Prix International de Poésie Zacatecas en 2011. Ses livres et quelques-unes de ses anthologies ont été publiés dans plusieurs pays et traduits dans plusieurs langues. En 2015, les Éditions Al Manar ont publié Chambre d’hôtel en version bilingue.

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Silvia Eugenia Castillero

Silvia Eugenia Castillero
(Mexico, 1963) Elle est l’auteure des livres d’essai Entre dos silencios, la poesía como experiencia (Tierra Adentro, Mexico, 1992 et 2003) et Aberraciones : El ocio de las formas (UNAM, 2008). Elle a également publié les recueils de poésie Como si despacio la noche (Secretaría de Cultura de Jalisco, Guadalajara, 1993) ; Nudos de luz (Editorial Sur et Université de Guadalajara, Guadalajara, 1995) ; Zooliloques, édition bilingue, traduction en français de Claude Couffon (Indigo Éditions, Paris, 1997) ; Zooliloquios. Historia no natural (Conaculta, Col. Práctica Mortal, Mexico, 2003) ; Eloísa (Editorial Aldus et Université de Guadalajara, Mexico, 2010) ; Héloïse, traduction en français de François-Michel Durazzo (Éditions du Noroît, Montréal, 2012) ; Eloise, traduction en anglais de Sarah Pollack (Unicorn Press, Inc., Greensboro, 2014). Castillero a obtenu le deuxième prix de poésie du « Certamen Internacional Letras del Bicentenario Sor Juana Inés de la Cruz » en 2011, avec le livre En un laúd –la catedral (Fondo Editorial EdoMex, 2012). Elle est actuellement directrice du magazine littéraire Luvina de l’Université de Guadalajara et elle est membre du Système National de Créateurs d’Art.

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Jorge Esquinca

Jorge Esquinca
(Mexico, 1957) Il a été éditeur du supplément culturel Nostromo et chroniqueur de la revue Vuelta. Il a publié, entre autres, les livres de poésie Alianza de los reinos (1988), Paloma de otros diluvios (1990), El cardo en la voz (1991), Isla de las manos reunidas (1997). Paso de ciervo (1998), Vena cava (2002). Sous le titre de Región 1982-2002, l’Université Nationale de Mexico (UNAM) a publié, en 2004, son œuvre poétique. Par la suite, ont été publiés Uccello (2005), Cuaderno para iluminar (2008) et Anímula (2010). Il a traduit des livres de poètes de langue anglaise et française. Il a également publié deux livres d’artiste : Piedra, una fábula (2002) réalisé avec Jan Hendrix et Canijos canes (2013) avec Penélope Downes. En 1990 il a été lauréat du Prix de Poésie Aguascalientes et l’année suivante du Prix National de Traduction de Poésie. Il a été boursier du Ministère de la Culture en France et de la Fondation Civitella Ranieri en Italie. Son livre Descripción de un brillo azul cobalto (2008) a obtenu le Prix Ibéro-américain de Poésie Jaime Sabines. Ses livres les plus récents sont Teoría del campo unificado (poésie, 2013), El rapto de Eloísa (conte pour enfants, 2014) Breve catálogo de fuerzas (essai, 2015), Cámara nupcial (poésie, 2015). Il est membre du Système National de Créateurs d’Art. Il habite à Guadalajara où il dirige les éditions Mano Santa et anime des ateliers d’écriture.

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Luis Felipe Fabre

Luis Felipe Fabre
(Mexico, 1974) Il a publié un livre d’essai : Leyendo agujeros. Ensayos sobre (des)escritura, antiescritura y no escritura (2005) et les recueils de poésie Cabaret Provenza (2007), La sodomía en la Nueva España (2010) et Poemas de terror y de misterio (2013). Il est également l’auteur des anthologies Divino Tesoro, Muestra de nueva poesía mexicana (2008), La Edad de Oro, Antología de poesía mexicana actual (2012) et Arte & basura. Una antología poética de Mario Santiago Papasquiaro (2012). En 2014 il organise, avec Fernando Mesta, Todos los originales serán destruidos, une exposition d’art contemporain réalisée par des poètes mexicains. En 2015, Ugly Duckling Press publie Sor Juana and Other Monsters, une sélection de ses poèmes, traduite par John Pluecker. Il est membre du Système National de Créateurs d’Art.

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Alain Gorius

Alain Gorius
Il a d’abord enseigné les Lettres en France, puis au Maroc. Après dix ans de collaboration dans les revues culturelles marocaines il a repris, avec son épouse, une galerie d’art contemporain, Al Manar, et dans la foulée a créé la maison d’édition Al Manar, qui s’est installée en 1998 en France et se veut un pont entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest de la Méditerranée. Ainsi a-t-il pu publier des nouvelles de Sylvie Germain accompagnées de dessins de Rachid Koraïchi, des poèmes de Salah Stetié rehaussés de peintures de Vladimir Velickovic, de Gérard Titus-Carmel ou de Diane de Bournazel, des poèmes de Mohamed Bennis traduits en français par Abdelwahab Meddeb, accompagnés de gravures et de dessins de Mehdi Qotbi. Il a publié des recueils de poèmes dans toutes les langues de la Méditerranée, des tirages courants et des livres de bibliophilie, ainsi que différents livres d’artistes. Près de 400 titres à ce jour. Il est impliqué dans deux associations : L’autre livre, qui regroupe près de 200 éditeurs indépendants, et Pages (bibliophilie contemporaine).

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Pierre Gallissaires
© Jan H. Mysjkin

Pierre Gallissaires
Né en 1932 à Talence (Gironde), est cofondateur des éditions Nautilus à Hambourg, pour lesquelles il a traduit plusieurs écrivains de l’avant-garde française (Cravan, Lautréamont, Péret, Picabia, Tzara, Vaché). De l’allemand en français, il a traduit Hugo Ball, Alfred Döblin, Hans Magnus Enzensberger, Franz Jung, Oskar Panizza, Max Stirner entre autres. Il a reçu le Prix Gérard de Nerval de la SGDL en 1995. En collaboration avec Jan H. Mysjkin, il a publié en français des recueils de Gerrit Kouwenaar et Paul van Ostaijen, couronnés en 2009 du Brockway Prize, décerné par le Fonds néerlandais des Lettres à Amsterdam. Il est également l’auteur de plusieurs recueils de poésie.

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Julián Herbert

Julián Herbert
(Acapulco, 1971) Il est l’auteur des recueils de poèmes El nombre de esta casa (1999), La resistencia (2003), Kubla Khan (2005), Pastilla camaleón (2009), Depósito salvado (videopoemas, 2012) et Álbum Iscariote (2013), ainsi que de l’ouvrage de critique littéraire Caníbal. Apuntes sobre poesía mexicana reciente (2010). En tant que romancier il a publié Un mundo infiel (2004), Cocaína (manual de usuario) (2006), Canción de tumba (2011) et La casa del dolor ajeno (2015). Il a obtenu le Prix National de Littérature Gilberto Owen (2004), le Prix National de Conte Juan José Arreola (2006), le Prix National de Conte Agustín Yáñez (2008), le Prix Jaén du roman (2011) et le Prix Ibéro-américain du roman Elena Poniatowska (2012). Il est vocaliste d’un groupe de rock et membre du Système National de Créateurs d’Art. Quelques-uns de ses livres ont été publiés en anglais, en français, en portugais, en italien et en allemand.

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Esther Jansma

Esther Jansma
Née le 24 décembre 1958 à Amsterdam, a fait des études d’archéologie européenne à l’université d’Amsterdam. Elle dirige le laboratoire de dendrochronologie à l’Office National d’Archéologie à Amersfoort. En 2007, elle a été nommée professeur extraordinaire en dendrochronologie et paléoécologie du quaternaire à l’université d’Utrecht. Cette perspective d’archéologue revient dans sa poésie, définissant le poète comme « le chiffonnier, le collectionneur de restes, de moments, de fissures dans les choses ». Elle a fait ses débuts en 1988 avec Stem onder mijn bed (Voix sous mon lit, 1988), un recueil dans lequel elle fouille dans son enfance, restituant un monde ébranlé par la disparition du père. La mort revient dans le recueil suivant, Bloem, steen (Fleur, pierre, 1990), mais ici, il s’agit d’un tombeau pour son enfant mort-né. Comme si cette double douleur ne suffit pas, elle perdra aussi son deuxième enfant. Comme elle ne veut pas avoir la réputation d’un « écrivain aux petits enfants morts », elle arrive à transcender l’aspect autobiographique dans le volume Hier is de tijd (Voici le temps, 1998), couronné du Prix VSB pour la poésie. Le thème de la mort se trouve aussi décliné dans ses autres recueils, notamment : Waaigat (Gouffre d’air, 1993), Dakruiters (Campaniles, 2000), Alles is nieuw (Tout est nouveau, 2005) et Eerst (D’abord, 2010). En accord avec l’auteur, nous avons choisi des « poèmes en prose » de son livre Picknick op de wenteltrap (Pique-nique sur l’escalier en colimaçon, 1997), que l’auteure nomme « une sorte de série de diapositives de courts textes autonomes ». Comme à ses débuts, on y retrouve une fillette et ses sœurs, confrontées à la mort du père. Seulement, ici, le traumatisme est placé dans le monde fantastique d’enfants qui se posent des questions qui les dépassent. Pour Jansma, Pique-nique sur l’escalier en colimaçon prouve qu’avec un langage clair, on peut proférer de grands paradoxes. « La longueur moyenne d’une phrase dans ce livre est quelque chose comme neuf mots. Mais le monde évoqué est complexe. Non pas que je cherche la clarté absolue quand j’écris. Je me sers d’un langage clair, mais en même temps les réalités que j’évoque sont le contraire de réalités bien délimitées ou univoques. » Elle a aussi traduit deux recueils du poète américain Mark Strand, en collaboration avec Wiljan van den Akker.

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K. Michel

K. Michel (Michael Kuijpers)
Né le 13 août 1958 à Tilbourg (tout en bas des Pays-Bas). Après des études de philosophie aux universités de Groningue (tout en haut des Pays-Bas) et d’Amsterdam (au milieu des Pays-Bas), il s’est consacré entièrement à l’écriture. Dans les années quatre-vingts, il se fait les dents : on le trouve à Londres fabriquant des imprimés façon punk ; de retour au pays natal, il remplit avec Arjen Duinker les pages de la revue autoproduite AapNootMies, il organise des lectures au De Verloren Tijd (Le Temps Perdu), un centre littéraire alternatif à Amsterdam. C’est aussi dans ce centre, rebaptisé Perdu, qu’il a débuté en 1989 avec les courtes proses du pantin Tingeling, reprises depuis dans le volume Tingeling & Totus (1992). Ensuite, il a publié cinq recueils de poésie : Ja ! Naakt als de stenen (Oui ! Nu comme les pierres, 1989) ; Boem de nacht (Boum la nuit, 1994) ; Waterstudies (Études de l’eau, 1999), couronné aussi bien du Prix Herman Gorter que du Prix VSB ; Kleur de schaduwen (Colore les ombres, 2004) et Bij eb is je eiland groter (À marée basse ton île est plus grande, 2010). « Il faut qu’on puisse lire souvent un poème, » affirme-t-il. « C’est pourquoi je m’arrange pour qu’un poème ait des plis, dans lesquels je cache toutes sortes de choses. Le poème doit permettre une lecture superficielle satisfaisante : il est rigolo ou tristounet. Mais il faut aussi que le poème offre l’espace pour qu’ensuite on puisse y réfléchir plus longuement. » Il est aussi le traducteur de Russell Edson, Michael Ondaatje, Octavio Paz et César Vallejo. Sur la pratique de la traduction, il dit entre autres : « Parfois on voit que la traduction correcte d’une ligne ne peut pas fonctionner ou paraît ennuyeuse, alors qu’il suffit de quelques petits tours de main pour que la ligne revienne à la vie. » Voilà qui résume bien ce que nous avons essayé de faire dans la traduction de ces trois poètes néerlandais.

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Jan H. Mysjkin

Jan H. Mysjkin
Né à Bruxelles (1955), habite alternativement Paris et Bucarest. Depuis ses débuts en 1985, il a publié une dizaine de recueils de poésie en néerlandais. Un choix de Jeu de miroirs / Sonnets en mouvement a été publié en français aux éditions Créaphis à Grâne. Il a publié une centaine de poètes contemporains francophones en néerlandais et autant de poètes néerlandophones en français. Ainsi, on lui doit Trois poètes flamands (2015) et Trois poètes néerlandais (2016) aux éditions du Murmure. Depuis sa découverte de la Roumanie en 2001, il a donné plusieurs traductions de la littérature roumaine, aussi bien en français qu’en néerlandais, dont Doina Ioanid.

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Óscar de Pablo

Óscar de Pablo
(Cuernavaca, 1979) Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de poésie, parmi lesquels figurent Los endemoniados (2004), Sonata para manos sucias (2005), Debiste haber contado otras historias (2006), El baile de las condiciones (2011), De la materia en forma de sonido (2015), ainsi que le roman El hábito de la noche (2011) et le récit historique El capitán Sangrefría–Conversación con el fantasma de Rosendo Gómez Lorenzo (2015). Il a obtenu les prix de poésie Elías Nandino (2004), Jaime Reyes (2005) et Francisco Cervantes (2006), ainsi que le prix de scénario Alejandro Galindo (2010).

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Serge Pey

Serge Pey
(1950, Toulouse) poète d’action, écrivain, plasticien, sa pratique de la poésie directe l’a conduit à étudier les relations entre l’écriture, le corps. Artiste singulier il a publié une cinquantaine de livres de poèmes, de philosophie, de critiques ainsi que ses concerts sonores . Ses dernières parutions Ahuc, poèmes stratégiques ( Flammarion), 2013, Le trésor de la guerre d’Espagne (Zulma) 2012 « La boite aux lettres du cimetière » (Zulma) 2014, la Sardane d’Argeles (Dernier Télégramme) 2014, Tombeau pour un miaulement ( Gruppen) 2014, Table de négociation (Parole d’Aube) 2015. Il dirige les Chantiers d’art provisoire du CIAM de l’Université Toulouse-Jean Jaurès.

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Karen Villeda

Karen Villeda
Karen Villeda (Tlaxcala, 1985) a publié un livre pour enfants, Cuadrado de Cabeza (Edebé, 2015) et quatre recueils de poèmes : Dodo (Conaculta, 2013), Constantinopla (Posdata Ediciones, 2013), Babia (UNAM, 2011) et Tesauro (Conaculta, 2010). Elle a été résidente de la Ragdale Foundation et fait actuellement partie du Programme International d’Écriture de l’Université d’Iowa. Elle a été boursière du programme Jeunes Créateurs Fonca, de l’Open Society Foundations et du Département d’État des États-Unis. Elle a également été lauréate du Prix Bellas Artes de conte pour enfants Juan de la Cabada en 2014, du prix National de Jeune Poésie Elías Nandino en 2013 ; elle a reçu le premier prix de poésie de la revue “Punto de partida” en 2008 et le IVeme prix national de poésie pour enfants Narciso Mendoza en 2005. Dans POETronicA elle présente ses travaux de poésie et de multimédia. Son intérêt pour la poésie et sa relation avec les différents supports technologiques commence avec LABO : Laboratoire de cyber poésie. Une partie de son œuvre numérique paraîtra dans le troisième volume de l’Electronic Literature Collection du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

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Nachoem M. Wijnberg
© Alessandra Palmigiano

Nachoem M. Wijnberg
Né le 13 avril 1961 à Amsterdam, a fait des études de droit et d’économie. Il est professeur en Économie industrielle et Organisation à l’université de Groningue (depuis 2001), ainsi que professeur en Gestion d’entreprise culturelle et Management à l’université d’Amsterdam (depuis 2005). Depuis 2011, il enseigne également la poésie à l’Europäische Universität für Interdisziplinäre Studien en Suisse, où il se retrouve en compagnie de Giorgio Agamben, Peter Greenaway et Slavoj Žižek, entre autres. Outre ses recherches en économie reconnues mondialement, il a trouvé le temps d’écrire une œuvre littéraire riche en poésie et en prose. Son premier volume, De simulatie van de schepping (La simulation de la création), publié en 1989, a été suivi d’une quinzaine de recueils de poésie et de quatre romans, dont De Joden (Les Juifs, 1999) qui renvoie directement à ses origines. Sur la liaison entre ses activités en tant qu’économiste et en tant que poète, il dit : « Un poème doit dire quelque chose de vrai, de la même manière qu’un article scientifique avance des assertions vraies. Pareillement, ces assertions ne doivent pas être triviales, elles doivent en appeler aux sentiments du lecteur. Je m’attends à ce que les gens s’agitent sur des sujets comme l’emploi, les banques et la pauvreté, tout comme je le fais moi-même. » Conformément à cette intention, les phrases de Wijnberg sont le plus souvent d’une clarté exemplaire, mais le poème dans sa totalité ne l’est pas pour autant. Pour mieux comprendre cette poésie, le critique Hans Groenewegen se réfère à « l’anecdote légendaire », comme Martin Buber qualifie les récits des hassidim. Dans son premier recueil, on trouve un poème intitulé « Le conteur Rabbi Nachman », ce qui rappelle la compilation que Buber a fait des contes du rabbin. Dans ce poème Wijnberg écrit que ce rabbin « travaillait jusqu’à ce qu’un conte n’arrive plus à s’approcher davantage d’un secret ». Cela me semble assez proche des poèmes de Wijnberg, qui pour la plupart prennent une anecdote comme point de départ, racontée dans une langue plutôt dépouillée, le secret restant toutefois aussi mobile que du vif-argent (ou peut-être tout simplement absent). Ses poèmes ont été couronnés plusieurs fois, entre autre du Prix Herman Gorter – prix de poésie de la ville d’Amsterdam – pour Geschenken (Cadeaux, 1996) et du Prix VSB – doté de 25.000 euros, le prix le plus important pour un recueil de poésie aux Pays-Bas – pour Het leven van (La vie de, 2008).

En images

  • Pierre Soletti

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Dernière modification : vendredi 11 juin 2016, par Vincent Gimeno-Pons
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