samedi 11 juin - 34e Marché de la Poésie

par Vincent Gimeno-Pons, 12 juin 2016

Samedi 11 juin

11h Rimbaudmobile, organisée avec Poètes dans la Ville, parcours toute la journée dans différents points de la capitale avec des poètes invités accompagnés du collectif Poésie is not dead
11h30 Ouverture au public
11h30 Atelier d’écriture : la Maison des écrivains Turbulents ! une Installation(S), atelier public d’écriture éphémère avec les Turbulents ! en présence de Joël Kerouanton, auteur passeur, avec un temps de restitution publique à 14h - scène du Marché

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Joël Kerouanton

14h30 Lopito Feijóo (Angola) à l’occasion de la sortie de Cœur tellu­rique aux éditions Fédérop, en compagnie de son traducteur Patrick Quillier
15h Avec du soleil sous la semelle . Poésie du Mexique#10 Présentation de l’anthologie mexicaine des éditions Caractères par Jean Portante et Nicole Gdalia

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Dominique Frot
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Jean-François Laguionie

15h30 Poésies du Mexique#10 rencontre avec les poètes Coral Bracho, Luis Félipe Fabre, reçus par Serge Pey - scène du Marché
17h La voix du papier. Dominique Frot présente Jean-François Laguionie à l’occasion de la parution de trois recueils de nouvelles inédites, publiés au sein de la collection qu’elle dirige aux éditions Delatour France - scène du Marché

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Lopito Feijóo

17h45 Prix Lèvres urbaines (Écrits des forges) remis par Claude Beausoleil à Sylvestre Clancier
18h15 Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé pour la Poésie. Annonce pour le prochain prix Premier recueil de poésie francophone

18h30 4e Nuit du Marché
Poésies du Mexique#11
Lectures avec les poètes Silvia Eugenia Castillero, Luis Felipé Fabre, Julián Herbert. Lectures en français par Philippe Burin des Roziers et Sophie
Lucarotti - scène du Marché

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Philippe Burin des Roziers
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Sophie Lucarotti

20h30 Mexique#12 Concert : Sak Tzevul
Damian Martinez, guitariste et compositeur, créateur du Batzi-Rock – ou rock des peuples autochtones–, présente un tout nouveau rock mexicain qui incorpore des chansons dans les langues autochtones et ancestrales à un mélange électrisant de mélodies allant de légendes traditionnelles rock classiques à des inflexions indigènes qui évoquent un concept de modernité traditionnelle du Mexique profond d’aujourd’hui. Damian Guadalupe Martínez Martínez (guitare et voix), Enrique Roman Martínez Martínez (batterie), Romeo Guadalupe Ramos Diaz (basse), Ivan Cipacti Hernández Espinosa (percussions) - scène du Marché
21h30 Fermeture

Biographies

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Coral Bracho

Coral Bracho
(Mexico, 1951) Elle est poète et traductrice. Parmi ses recueils de poésie figurent : Peces de piel fugaz (1977), El ser que va a morir (1982), Tierra de entraña ardiente (1992), Huellas de luz (2006) qui rassemble les titres précédents, La voluntad del ámbar (1998), Ese espacio, ese jardín (2003), Cuarto de Hotel (2007), Si ríe el emperador (2010), Marfa, Texas (2015). Elle a été boursière de la Fondation John Simon Guggenheim de New York et du Système National des Créateurs d’Art au Mexique. Elle a reçu, entre autres, le Prix Xavier Villaurrutia en 2003, le Prix National de Poésie Aguascalientes en 1981, le Prix International de Poésie Jaime Sabines-Gatien Lapointe (Québec, 2011) et le Prix International de Poésie Zacatecas en 2011. Ses livres et quelques-unes de ses anthologies ont été publiés dans plusieurs pays et traduits dans plusieurs langues. En 2015, les Éditions Al Manar ont publié Chambre d’hôtel en version bilingue.

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Silvia Eugenia Castillero

Silvia Eugenia Castillero
(Mexico, 1963) Elle est l’auteure des livres d’essai Entre dos silencios, la poesía como experiencia (Tierra Adentro, Mexico, 1992 et 2003) et Aberraciones : El ocio de las formas (UNAM, 2008). Elle a également publié les recueils de poésie Como si despacio la noche (Secretaría de Cultura de Jalisco, Guadalajara, 1993) ; Nudos de luz (Editorial Sur et Université de Guadalajara, Guadalajara, 1995) ; Zooliloques, édition bilingue, traduction en français de Claude Couffon (Indigo Éditions, Paris, 1997) ; Zooliloquios. Historia no natural (Conaculta, Col. Práctica Mortal, Mexico, 2003) ; Eloísa (Editorial Aldus et Université de Guadalajara, Mexico, 2010) ; Héloïse, traduction en français de François-Michel Durazzo (Éditions du Noroît, Montréal, 2012) ; Eloise, traduction en anglais de Sarah Pollack (Unicorn Press, Inc., Greensboro, 2014). Castillero a obtenu le deuxième prix de poésie du « Certamen Internacional Letras del Bicentenario Sor Juana Inés de la Cruz » en 2011, avec le livre En un laúd –la catedral (Fondo Editorial EdoMex, 2012). Elle est actuellement directrice du magazine littéraire Luvina de l’Université de Guadalajara et elle est membre du Système National de Créateurs d’Art.

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Luis Felipe Fabre

Luis Felipe Fabre
(Mexico, 1974) Il a publié un livre d’essai : Leyendo agujeros. Ensayos sobre (des)escritura, antiescritura y no escritura (2005) et les recueils de poésie Cabaret Provenza (2007), La sodomía en la Nueva España (2010) et Poemas de terror y de misterio (2013). Il est également l’auteur des anthologies Divino Tesoro, Muestra de nueva poesía mexicana (2008), La Edad de Oro, Antología de poesía mexicana actual (2012) et Arte & basura. Una antología poética de Mario Santiago Papasquiaro (2012). En 2014 il organise, avec Fernando Mesta, Todos los originales serán destruidos, une exposition d’art contemporain réalisée par des poètes mexicains. En 2015, Ugly Duckling Press publie Sor Juana and Other Monsters, une sélection de ses poèmes, traduite par John Pluecker. Il est membre du Système National de Créateurs d’Art.

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Julián Herbert

Julián Herbert
(Acapulco, 1971) Il est l’auteur des recueils de poèmes El nombre de esta casa (1999), La resistencia (2003), Kubla Khan (2005), Pastilla camaleón (2009), Depósito salvado (videopoemas, 2012) et Álbum Iscariote (2013), ainsi que de l’ouvrage de critique littéraire Caníbal. Apuntes sobre poesía mexicana reciente (2010). En tant que romancier il a publié Un mundo infiel (2004), Cocaína (manual de usuario) (2006), Canción de tumba (2011) et La casa del dolor ajeno (2015). Il a obtenu le Prix National de Littérature Gilberto Owen (2004), le Prix National de Conte Juan José Arreola (2006), le Prix National de Conte Agustín Yáñez (2008), le Prix Jaén du roman (2011) et le Prix Ibéro-américain du roman Elena Poniatowska (2012). Il est vocaliste d’un groupe de rock et membre du Système National de Créateurs d’Art. Quelques-uns de ses livres ont été publiés en anglais, en français, en portugais, en italien et en allemand.

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Serge Pey

Serge Pey
(1950, Toulouse) poète d’action, écrivain, plasticien, sa pratique de la poésie directe l’a conduit à étudier les relations entre l’écriture, le corps. Artiste singulier il a publié une cinquantaine de livres de poèmes, de philosophie, de critiques ainsi que ses concerts sonores . Ses dernières parutions Ahuc, poèmes stratégiques ( Flammarion), 2013, Le trésor de la guerre d’Espagne (Zulma) 2012 « La boite aux lettres du cimetière » (Zulma) 2014, la Sardane d’Argeles (Dernier Télégramme) 2014, Tombeau pour un miaulement ( Gruppen) 2014, Table de négociation (Parole d’Aube) 2015. Il dirige les Chantiers d’art provisoire du CIAM de l’Université Toulouse-Jean Jaurès.

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Jean Portante

Jean Portante
Né en 1950 à Differdange (Luxembourg), de parents italiens. Il vit à Paris. Son œuvre, riche d’une quarantaine de livres – poésie, romans, essais, pièces de théâtre – est largement traduite. En France, il est membre de l’Académie Mallarmé. En 2003, il a reçu le Grand Prix d’automne de la Société des Gens de Lettres, pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que le Prix Mallarmé pour son livre L’étrange langue. Bien d’autres prix littéraires lui ont été attribués, tant en France qu’ailleurs. En 2011, il a été couronné du Prix national au Luxembourg, pour l’ensemble de son œuvre. Depuis 25 ans, Jean Portante poursuit un travail de traduction, apportant au domaine francophone d’importantes voix poétiques venues d’ailleurs, celles de Juan Gelman, Jerome Rothenberg, Gonzalo Rojas, Jorge Boccanera, Ulrike Draesner, et bien d’autres. Jean Portante codirige les revues Transkrit au Luxembourg et Inuits dans la jungle en France. Il est le directeur des collections Cahiers latins des éditions Caractères et Les Passeurs d’Inuits au Castor Astral. Ses livres sont publiés essentiellement chez PHI (Luxembourg) et au Castor Astral (France), mais également en Belgique, en Suisse, au Québec ainsi que, en traduction, dans une bonne douzaine d’autres pays. Depuis 2006, il est membre de l’Académie Mallarmé. En février 2014 a paru au Luxembourg, chez PHI, une anthologie réunissant l’essentiel de son œuvre poétique : Le travail de la baleine. En automne 2015 les éditions PHI on publié son cinquième roman L’architecture des temps instables.

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Patrick Quillier

Patrick Quillier
Il a longtemps erré en Europe, Afrique, Océan Indien, notamment comme enseignant de Lettres Classiques au Portugal, en Autriche, en Hongrie. Depuis 1999 il enseigne la Littérature Générale et Comparée à l’Université de Nice. Traducteur et éditeur de Fernando Pessoa en Pléiade, il a traduit des poètes portugais et hongrois contemporains. Le premier vers de son recueil Office du murmure (1996, Éditions de la Différence) évoque « toute une tentation de ténèbres », non pour revendiquer une posture hermétique, mais par référence aux « leçons de ténèbres » de la musique baroque, dans lesquelles l’inévitable travail du deuil se fait œuvre de vie. Le murmure est pour lui le modèle du poème et de la musique, répétition tremblée de la force fragile du vivre, inlassable ostinato de liberté et de révolte. Voix ténue qu’on n’entend guère, si ce n’est grâce à une fine écoute. Il espère que cela est sensible non seulement dans ses poèmes et ses compositions musicales, mais aussi dans ses articles, préfaces et essais universitaires.

Rimbaudmobile
Dans une grange à Roche, le collectif Poésie is not dead a retrouvé il y a quatre ans la voiture que la famille Rimbaud utilisait pour aller travailler aux champs. Arthur et Vitalie la subtilisaient régulièrement, sous le nez et la barbe de leur mother, pour aller aux bals des villages alentours et pour leurs virées en Belgique et aux Pays-Bas. Cette année, les poètes Sonia Cotten, A.C. Hello et Mathias Richard accompagnés par le créateur sonore en direct et en différé Michel Bertier et les vidéastes Anne-Sophie Terrillon et Christophe Acker ont décidé de faire revivre l’aventure abracadabrantesque de la Rimbaudmobile sur le bitume parisien.

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Dernière modification : vendredi 12 juin 2016, par Vincent Gimeno-Pons
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