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20 mai : Ousmane Sow invite Nancy Huston et Denis Hirson

mercredi 24 mars 2010, par Vincent Gimeno-Pons

jeudi 20 mai - Fondation de Coubertin - 20h
78740 St-Rémy lès Chevreuse- Entrée libre

Périphérie I
Ousmane Sow invite Nancy Huston et Denis Hirson

À l’occasion de l’exposition que lui consacre la Fondation de Coubertin (du 8 mai au 11 juillet 2010), nous avons proposé au grand artiste sénégalais Ousmane Sow de recevoir des poètes, au cœur de son exposition. Nancy Huston, poète canadienne de langue anglaise et française, et Denis Hurson, poète sudafricain, auront été son choix. Nancy Huston et Denis Hirson feront une lecture à deux voix.

Organisée avec la Fondation de Coubertin

Accès par les transports en commun : RER B, station Saint-Rémy lès Chevreuse
(de Versailles : car Savac n°262A)
Accès par la route :
> Porte de Saint-Cloud : prendre la direction du Pont de Sèvres.<br
> Suivre la direction de Bordeaux-Nantes par la N 118.<br
> Sortie N°8 Gif-sur-Yvette/Saclay.<br
> Au rond-point (Christ de Saclay), prendre la direction de Gif-sur-Yvette/Chevreuse par la N 306.<br
> Traverser Gif-sur-Yvette et continuer jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse centre sur la D 906.<br
> Au rond-point dans Saint-Rémy-lès-Chevreuse suivre la direction de Limours/Les Molières par la D 938 (en direction de la gare RER de Saint-Rémy-lès-Chevreuse).<br
> Au feu rouge tourner à droite, ensuite prendre la première route à gauche.

Ousmane Sow

Né le 10 octobre 1935 à Dakar. En 1957, jeune adulte, Ousmane Sow quitte le Sénégal pour la France où il doit renoncer à son projet d’intégrer l’école des Beaux-arts faute de moyen. Tout en vivant de petits métiers, il obtient le diplôme d’infirmier, puis de kinésithérapeute en faisant son apprentissage auprès de Boris Dolto. Ce métier, qu’il exerce durant une vingtaine d’années notamment à l’hôpital Laennec de Paris, n’est pas sans influence sur son travail de sculpteur, grâce à la connaissance et l’approche du corps humain qu’il lui a apporté. Durant toute cette période, en autodidacte, il consacre l’essentiel du temps que lui laisse sa profession à perfectionner sa technique artistique et à faire des recherches sur les matériaux.
En 1965, il retourne au Sénégal et crée le service de kinésithérapie de l’hôpital Le Dantec, puis revient en France en 1968, et ouvre un cabinet privé à Montreuil.
En 1984 il décide de retourner au Sénégal et d’y ouvrir un cabinet privé de kinésithérapie qu’il abandonne ensuite, à l’âge de cinquante ans pour se consacrer entièrement à la sculpture. Il finit de mettre au point une technique très personnelle. Sur une armature faite de métal, de paille, de toile de jute et d’autres matériaux, il modèle ensuite son sujet en étalant une pâte de sa composition faite de terre et minéraux mélangés à divers produits et longtemps macérés, qu’il a mis des années à mettre au point et dont il garde jalousement le secret.
En 1988, il expose pour la première fois sa série Nouba qui lui a été inspirée par les photos de Leni Riefenstahl, au Centre culturel français de Dakar. Les années suivantes, il n’arrête plus d’exposer. Un peu partout en France d’abord, en Allemagne, au Japon, en Amérique, au Sénégal, en Belgique, en Italie ensuite.
En 1999, l’exposition de ses œuvres, dont la série Little Big Horn, sur le Pont des Arts, à Paris est visitée par trois millions de personnes, achevant de lui apporter la reconnaissance du grand public après celles des milieux artistiques.
Ousmane Sow est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands sculpteurs contemporains.
Après la lecture d’une biographie du général Dumas écrite par Claude Ribbe, Ousmane Sow a préparé un projet de statue pour remplacer une oeuvre érigée en 1906 à Paris sur l’actuelle place du général Catroux mais abattue par les nazis en 1942. Une pétition a été adressée dans ce sens à Bertrand Delanoë, maire de Paris par Claude Ribbe qui souhaiterait, à travers l’association des amis du général Dumas qu’il préside, offrir une copie de l’œuvre d’Ousmane Sow à la République d’Haïti, conformément à un souhait émis en 1838 par l’écrivain Alexandre Dumas, fils du général.
Le 8 décembre 2009 a mis en vente Ousmane Sow met en vente quelques œuvres chez Christie’s, à Paris, afin de financer la construction d’un musée personnel, consacré aux grands hommes, près de Dakar.

Nancy Huston

Après avoir grandi au Canada, Nancy Huston suit son père aux États-Unis lorsqu’elle a 15 ans et finit ses études à New York.
Quand Nancy a 6 ans, sa mère quitte brusquement son foyer pour aller mener sa vie ailleurs. Un traumatisme douloureux mais fondateur qu’elle transforme en richesse : c’est par l’imagination qu’elle va tenter de comprendre l’incompréhensible. La Virevolte (1994) et Prodige : polyphonie (1999) abordent le sujet de façon explicite. Venue à Paris pour un an en 1973, Nancy Huston reste et devient élève de Roland Barthes. Elle débute sa carrière en tant qu’essayiste pour le MLF, et pour des journaux de femmes tels que Sorcières, qu’elle a cofondé, et publie son premier roman en 1981, Les Variations Goldberg. Avec Cantiques des plaines (1993) - prix du Gouverneur général - elle retrouve sa langue maternelle et, depuis, se traduit elle-même dans les deux sens. En 1996, Instruments des ténèbres obtient le Goncourt des lycéens. Sous forme polyphonique, typique de Nancy Huston, elle donne voix à plusieurs personnages, voire même à une glycine, un étang (Une adoration, 2003) ou Dieu en personne (Dolce Agonia, 2001). Nancy Huston partage son temps entre Paris et le Berry, où elle vit avec son mari, le sémiologue d’origine bulgare Tzvetan Todorov et leurs deux enfants.

Denis Hirson

Né en 1951, Denis Hirson a vécu jusqu’à l’âge de 22 ans en Afrique du Sud où il a fait des études d’anthropologie. Il s’installe définitivement en France en 1975. Enseignant et écrivain, il a publié quatre livres qui portent sur la mémoire des années d’apartheid : The House Next Door to Africa ( La Maison hors les murs, trad. Antoine Lermuzeau, éd. Autrement 1988 ) ; I Remember King Kong (the Boxer) ; We Walk Straight So You Better Get Out the Way ; et White Scars. Il a aussi réalisé une anthologie de nouvelles sud-africaines (1994) et une anthologie de poésie, Poèmes d’Afrique du Sud (trad. Katia Wallisky et Georges Lory, Actes sud 2001).

Originaux et Bronzes à la Fondation de Coubertin
du 8 Mai au 11 Juillet 2010

Une vingtaine de sculptures originales d’Ousmane Sow dont deux pièces inédites, deux bronzes, une petite sculpture et la sculpture de l’épée d’académicien de Jean Christophe Rufin, seront exposées à la Fondation de Coubertin, à St Remy les Chevreuse du 8 Mai au 11 Juillet 2010.

En moins de dix ans, près de quarante bronzes d’Ousmane Sow sont sortis de la fonderie de Coubertin, dont dix neuf pièces monumentales aujourd’hui installées dans des lieux prestigieux comme les villes de Genève (L’Immigré), Besançon (Victor Hugo) et Versailles (De Gaulle).
Réalisés à partir de ses pièces maîtresses originales et de créations récentes, ils ont permis à l’artiste de perfectionner sa maîtrise du bronze, en harmonie avec les ouvriers exceptionnels de la Fonderie de Coubertin. Ceux-ci ont fait preuve d’une grande inventivité pour qu’Ousmane Sow retrouve dans le bronze la texture si particulière de sa matière et dans la patine le chromatisme de ses pigments. De telle sorte que ses bronzes portent aujourd’hui vraiment sa signature, semant parfois la confusion entre bronzes et originaux.
Une histoire forte s’est ainsi écrite entre l’artiste et la fonderie, et c’est tout naturellement qu’il a répondu présent à la demande de la Fondation de Coubertin de lui consacrer une exposition.
Dans la grande Galerie installée en contrebas du Jardin de bronzes, ses sculptures originales, voisineront avec des cires, des moules, dont le moule de l’Immigré, installé en bronze à Genève, et des photographies relatives aux différentes étapes de l’avancement des bronzes.
Parmi les originaux, les visiteurs pourront découvrir deux œuvres inédites, faisant partie, avec Victor Hugo, de la nouvelle série qu’Ousmane Sow réalise actuellement en hommage aux grands hommes qui l’ont aidé « à ne jamais désespérer du genre humain » : Nelson Mandela et le Général de Gaulle, l’original à partir duquel a été fondue la statue en bronze commandée par le Conseil Général des Yvelines à Versailles, pour fêter les 40 ans du département en 2008. Cette série sera intitulée Merci,

L’exposition permettra ainsi aux visiteurs de comprendre un peu la mystérieuse alchimie de la création des bronzes, tout en retrouvant l’émotion ressentie il y a dix ans sur le Pont des Arts qui attira plus de trois millions de visiteurs. Ils y retrouveront le Nouba debout, La mère et l’enfant, la Danseuse aux cheveux courts, les Lutteurs aux bracelets tranchants… Depuis le Pont des Arts, ces œuvres ont beaucoup voyagé, en France, à New York, à Ottawa. Elles reviennent enfin en région parisienne pour le plaisir de tous et le bonheur de ceux qui ne cessent de vouloir les retrouver.
Le temps de l’exposition, le bronze de Sitting Bull en prière, pièce maîtresse de la série intitulée La bataille de Little Big Horn, retrouve la place qu’il a longtemps occupée auprès du cèdre, derrière le château.
Car le domaine de Coubertin offre aussi au promeneur l’occasion d’une balade bucolique dans le parc, et la découverte d’un ensemble de sculptures de tout le 20e siècle, qui de Joseph Bernard et Antoine Bourdelle à Marta Pan, jalonnent le Jardin des bronzes, l’allée du château et le parc.
Pendant l’exposition, la Fondation de Coubertin s’inscrit dans le projet Balades en Yvelines 2010 organisé par le Conseil général pour mettre en valeur les lieux d’art contemporain en extérieur. Un parcours de sculptures contemporaines sera proposé au visiteur, incluant Marta Pan, Parvine Curie, Etienne-Martin, Etienne Hajdu, Dominique Labauvie, John Kelly et, bien sûr, Ousmane Sow.

Renseignements pratiques
Lieu : Domaine de Coubertin 78740 Saint-Rémy lès Chevreuse
Dates : du 8 mai au 11 juillet 2010
Horaires : les vendredi, samedi et dimanche, de 14h à 18h30
Tarif : 4€ ; gratuit pour les moins de 26 ans.
(tarif réduit 2,50€ pour les bénéficiaires du RMI et les chômeurs)
Commissaire de l’exposition : Valérie Montalbetti, conservateur des Collections de la Fondation de Coubertin : v.montalbetti@coubertin.fr / 01 30 85 69 89.

Site internet de l’artiste : http://www.ousmanesow.com/

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