Marché Poésie 2017, États généraux#01

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21 juin - Gangâ (le Gange)

lundi 28 mars 2011

Mardi 21 juin - Médiathèque Marguerite Duras - 20h30
Entrée libre dans la limite des places disponibles
115 rue de Bagnolet - 75020 Paris

GANGÂ (le Gange)


Zéno Bianu en lecture, accompagné par Brigitte Chataignier (danse) et Alain Kremski (piano et bols chantants tibétains).

Zéno Bainu :

« Le Gange. Immense, mythique, ouvert à tous les murmures, à
tous les échos. Une danseuse, un poète, un musicien. Trois
funambules au bord de l’éternité, mais en prise avec le balancier
de la vie, remontent son cours. A travers le geste, la voix et le
souffle, Gangâ explore l’intensité féminine du fleuve dans sa
dimension toujours renouvelée : joie, sensibilité, méditation, deuil,
mélancolie...A l’intersection de la chorégraphie, de l’écriture poétique et de
l’improvisation musicale, Gangâ, création nomade et polymorphe,
entend instituer une présence, partager une ferveur rituelle. Entre
Orient et Occident, entre silence et incantation, se crée séquence
après séquence un château de cartes où le temps se mélange,
où la réalité perd pied. »

Les eaux profondes d’une création
par Brigitte Chataignier :

« Poser à mon tour un regard sur le Gange, y saisir tout un patrimoine
gestuel, transmis de générations en générations dans une évidence du
faire, tel était mon dessein : le geste est dépôt de savoir (la danse le sait
bien). Gangâ, c’est le geste artistique d’une chorégraphe et danseuse en
perpétuelle alternance entre deux pays, deux sols, deux civilisations, avec
ses repentirs et ses trouvailles. C’est une création qui s’est également
nourrie d’un voyage (en plusieurs étapes) dans les lieux symboliques liés
à l’histoire du Gange, mais aussi du film, tout en contemplations Eau/
Gangâ, du peintre et réalisateur Viswanadhan tourné avec Adoor Gopalakrishnan. C’est une épaisseur de signes faites de glissements et de
chuintements, de chant et de silences, de respirations et de mots du poète
Zéno Bianu qui dans leur alternance et leur enchevêtrement à la danse et
la musique et les images, font le rythme de cette création. »


Soirée organisée avec la Médiathèque Marguerite Duras et la Compagnie Prana



Biographies

Brigitte Chataignier

En 1986, Brigitte Chataignier découvre avec passion le Mohini Attam,
une danse traditionnelle de l’Inde du Sud quasi disparue au début du
XXe siècle et l’étudie sept années durant au Kerala auprès de plusieurs
Maîtres (notamment Kkm Leelamma, Kkm Ksheimavathy et Smt
Sridevi). Depuis elle partage son temps entre l’Inde et la France – où
elle a fondé à Rennes, en 1995, avec Michel Lestréhan, la Compagnie
Prana. Sa démarche se veut à mi-chemin entre tradition et modernité,
recherche pour la transmission et la conservation d’un patrimoine
culturel, et travail de création. Reconnue dans son pays comme en
Inde, elle compte parmi les rares artistes à maîtriser le Mohini Attam
et se produit - accompagnée de musiciens kéralais - dans les grands
festivals indiens (Festival Soorya, Bonjour India…), comme en France
(au Théâtre de la Ville, au Musée Guimet, à la Villette..).
Parallèlement Brigitte Chataignier s’est aussi fortement investie dans
la création contemporaine et a créé plusieurs pièces dont certaines
en collaboration avec le poète Zeno Bianu comme La Chambre des
Vertiges (2002), Elementaire (2005) et Gopika (2009). En 2008, elle a
coréalisé avec Adoor Gopalakrishnan un long métrage documentaire
La Danse de l’Enchanteresse présenté au Festival de Locarno (sortie
en salle en 2009).

Zéno Bianu

Signataire du Manifeste électrique dans les années 1970, Zéno Bianu
est l’auteur d’une oeuvre multiforme qui interroge la poésie, le théâtre
et l’Orient. Ses écrits (publiés notamment chez Gallimard et Actes-
Sud Papiers) entrent en résonance avec les grandes figures-limites
de l’art : Antonin Artaud, Van Gogh, Chet Baker, John Coltrane...
Homme de théâtre, ses pièces et adaptations ont été jouées au Festival
d’Avignon et à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Familier des poétiques
orientales, il a écrit un livre remarqué sur Krishnamurti et composé
deux anthologies de haikus.

Alain Kremski

Alain Kremski mène une double carrière de compositeur et de
pianiste. Il crée pour le théâtre, la danse et le cinéma. Il compose pour
du piano, des choeurs, des orchestres, parfois avec une collection rare
d’instruments des XVIIIe et XIXe siècles dont des bols chantants du
Tibet, du Japon et de Chine ou des gongs de monastères de Birmanie.
Il a reçu de nombreux prix dont le premier Grand Prix de Rome de
composition.

Premières escales de Gangâ en 2010 au festival de l’OH ! (Val de Marne),
et à St André (Ile de La Réunion)

Ce spectacle, Gangâ, est un projet polymorphe qui peut se décliner de
différentes façons. Comme un fleuve, il prend des colorations différentes
selon qu’il est joué en extérieur ou intérieur, le long d’un cours d’eau ou
sur le plateau d’un théâtre, dans une relation de forte interdépendance
avec le lieu qui l’accueille.

Remerciements à Viswanadhan, ainsi qu’à Adoor Gopalakrishnan pour les
nombreux et fructueux échanges qui ont nourri cette création.

Co-Production : Compagnie Prana, Festival de l’Oh ! (Conseil Général du Val
de Marne), avec l’accueil en résidence du Théâtre de St.Quentin-en-Yvelines/
Scène Nationale.

Remerciements au Collectif Danse Rennes Métropole, au Centre national de
la danse, au Musée de la danse/CCNRB (Rennes) pour la mise à disposition
de studio, au Centre d’Intervention Culturelle (Saint André, Île de la Réunion)
pour leur précieux accompagnement.

La Compagnie Prana reçoit l’aide du Ministère de la Culture et de la
Communication – DRAC de Bretagne, du Conseil Régional de Bretagne, du
Conseil Général d’Ille-et-Vilaine et de la Ville de Rennes.

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