Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Althen, Gabrielle

jeudi 14 mai 2009, par Vincent Gimeno-Pons

Romancière, nouvelliste, essayiste, poète. Elle est professeur émérite de littérature comparée de l’Université de Paris X-Nanterre. A publié, une douzaine de recueils de poésie, dont Présomption de l’éclat,1981, Noria, 1983 et Hiérarchies, 1988, chez Rougerie ; La Raison aimante, Sud, 1988 ; Le Pèlerin sentinelle, Le Cherche Midi, 1994 ; Le Nu vigile, la Barbacane, 1995 ; Cœur fondateur, Voix d’encre, en 2006 et L’Arbre à terre, nu(e) en 2007 ; des nouvelles, Le Solo et la Cacophonie, contes de métaphysique domestique, Voix d’encre, 2000, un roman, Hôtel du vide, Aden, 2002 ; également : Dostoïevski, le meurtre et l’espérance, essai, Le Cerf, en 2006.
Elle fait partie du comité de rédaction de Siècle 21, et collabore à de nombreuses revues françaises et étrangères.


LA BELLE MENDIANTE

La mort, non, mais le faire mourir et le mourir : la paix malgré les roses se tord sous le cyclone… Entre tenailles et rêve, le chant de l’improbable, entre larmes et fruits, entre mensonges et cris, et par delà les pleurs de la vallée oblongue, le vœu de la BELLE MENDIANTE : une sonate à l’aise y pouvait bien courir.
Et la Mendiante au bord du monde à mendier devenait belle. Belle Mendiante, sous le désastre faisant front, elle grandissait comme une tour… Au cœur de soi dans la clarté vacante se bâtissait la forteresse de l’appel.
Être beauté de ce qui n’a pas lieu. Éperdument mendier : la seule embellissante parole, Mendier, le choix lucide du diamant.


Parfois se fier à l’insouciante clameur d’oiseaux qui détellent l’espace, puis par sursis réapprendre l’intervalle du cœur

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