Basketville

par 2 juin 2009

Titre : Basketville
Auteur : Félix Jousserand
Format (en cm) : 9,5*13,5
Pagination : 80
Prix (en euros) : 5
Argumentaire : Basketville Tu peux toujours courir Un grand poème épique et urbain, récit de voyage dans les zones où les barres d’immeubles délimitent la portion de ciel disponible. VO.X Publié avec le concours du Centre national du livre Format 9,5 x 13,5 cm 80 pages – 5 € ISBN 9782846261876 VAU 1740 Diffusion CDE-SODIS Basketville, c’est la ville où on circule à pieds parce que les voitures reposent sur des parpaings : périmètre périurbain où tout est périssable, sinon périmé. Tu peux toujours courir, parce que les objets artificiels du désir seront toujours là-bas, plus loin, et que la main qui tient la carotte ne te laissera jamais l’attraper. À Basketville, les baskets sont artefacts de séduction ou monnaies d’échange, de manière générale elles servent à poursuivre les rêves mis à disposition ou en compétition par l’ordre consumériste. Un moyen pour la périphérie de rejoindre le centre ? Probablement pas, car finalement c’est le centre, dans la personne d’un reporter dépêché sur place, qui vient ramener des témoignages exotiques de cette périphérie qui fait rêver et trembler. Difficile de figer dans une définition ce texte qui sollicite, dans une langue rythmée et terriblement expressive, tous les outils de l’auteur et tous les sens du lecteur. Fiction, document, poésie et chanson sont des éléments d’un tout qui n’est pas réductible à la somme de ses parties mais qui se caractérise par un sens aigu du verbe et de l’image, la création d’une zone poétique quelque part entre la littérature sociale, le hip hop et les journaux télévisés. Texte troublant et envoûtant, Basketville est remarquable par son économie, son efficacité et sa puissance d’évocation. Une langue mutante, gravée dans le béton, qui envahit le monde comme les villes gagnent sur la campagne et l’homme sur la nature. « l’interphone marche plus – les boutons sont collés par des coulures de peinture séchée – on attache les volets avec du scotch enroulé ou alors avec la moustiquaire puisqu’on s’en sert jamais – avec le temps les couleurs des papiers plastifiés qui ont été laissés par terre dehors depuis longtemps finissent par passer – les parcelles aussi – on a les palettes industrielles – entassées – les tuiles orange alvéolées – et un cédez le passage bien en vue – les auto-écoles qui font faire des tours aux candidats ou qui organisent des journées test dans le quartier – des bornes d’arrêt – des dos-d’âne – des bandes rugueuses – des démarrages en côte – sans oublier un loueur de compresseurs pour une utilisation domestique installé depuis peu de temps » Félix Jousserand est né en 1978 à Paris. Étudiant de Sciences Po, dès 2000 il compte parmi les pionniers de la scène slam parisienne et cofonde le collectif Spoke Orchestra avec Nada et D’ 2 Kabal. Artiste multi-supports, il s’illustre ensuite par une production importante, sur scène et disque avec Spoke Orchestra, en musique avec le projet Dum Dum, sur les planches avec la tournée Beautés Déviantes… Chaque nouvelle expérience est pour lui l’occasion d’approfondir son travail sur l’oralité et la thématique de l’amour en milieu consumériste. Comme toutes ses œuvres, Basketville est d’une originalité profonde et n’obéit qu’à l’exigence de réel posée par son auteur.
Editeur : Au diable vauvert
ISBN : 9782846261876
Site Internet : www.audiable.com

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Dernière modification : mardi 2 juin 2009, par
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