Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Bohi, Claudine / Ainaz Nosrat / Germain Rœsz - Stand 113

dimanche 4 mai 2014, par Vincent Gimeno-Pons

Claudine Bohi
Claudine Bohi est née, vit et travaille à Paris. Elle est agrégée de Lettres et poète.
Claudine Bohi a publié une quinzaine de recueils, notamment chez Chambelland, aux éditions du Dé bleu, au Bruit des autres, Erès Po&Psy, Les Lieux-Dits. Elle a réalisé de nombreux livres d’artistes, avec des peintres et des photographes (Eva David, Elham Etemadi, Johanna Flatau, Olivier Gouéry, Germain Roesz, Hughes de la Taille).
Elle collabore à de nombreuses revues françaises et étrangères (Décharge, Le Croquant, Arcades, Poésie sur Seine, Poésie première, Bacchanales, la Traductière, les cahiers de poésie rencontre, RAL, Arpa, Les hommes sans épaules, etc.). Elle figure dans de multiples anthologies : L’anthologie de la poésie érotique de Pierre Perret (NIL éditions), L’érotisme dans la poésie féminine de Pierre Béarn chez J.-J. Pauvert, Êtres Femmes (Les Ecrits Des Forges - Le Temps Des Cerises éditions ), Lignes de métro (VLB éditions, Québec), Anthologie des poètes des Parvis Poétiques (La Passe Du Vent éditions), Si le rouge n’existait pas (2009) et Nous la multitude (2010), Le Temps des Cerises éditions, Pas d’ici, pas d’ailleurs, Voix d’encre, 2012, Liberté de 2014, entre autres.
Elle a reçu le prix Verlaine de la Maison de Poésie de PARIS pour Atalante, ta course en 1999 et le prix Aliénor pour Même pas en 2010.
En 2008, la SNCF a distribué à ses voyageurs 2000 exemplaires de Voiture cinq quai vingt et un (Le bruit des autres éditions).
Derniers recueils parus :
La plus mendiante, 2007, Voiture cinq quai vingt et un, 2008, Même pas, 2009, On serre les mots, 2013 aux éditions Le Bruit des autres ; Avant les mots, 2012 aux éditions Erès Po&Psy, Loin Partout, éditions Les Lieux Dits, 2012 ; L’œil est parfois rétif, à partir de photographies d’Olivier Gouéry, Gal. L’œil écoute et Le Bruit des Autres, 2013 ; Oui les doigts, à partir de dessins d’Elham Etémadi, in Une main écrit, deux mains scandent l’espace, (textes de Jacques Goorma, Patrick Dubost, Claudine Bohi, peintures/dessins de Christian Voltz, Elham Etémadi, Sylvie Villaume), éd. De la Paluche, 2013.

Ainaz Nosrat
Ainaz Nosrat est née en Iran, vit et travaille à Strasbourg. Elle a fait des études d’Arts Plastiques à Téhéran puis à la faculté des Arts de Strasbourg.
« Il faut rendre visite à la peinture d’Ainaz Nosrat pour la découvrir chez elle. Il ne s’agit pas de sa maison ni d’aucune sorte d’habitation. Comme tous ceux qui travaillent avec les formes, les sons, les images, elle habite l’inhabitable. Mais il faut aller la voir dans son monde, là où elle se tient sous l’açman qui est la voûte d’airain céleste cloutée d’étoiles et mange les Gâthas, nourriture céleste. Je veux dire simplement qu’elle puise dans la mémoire de récits, de mythes qui furent ceux de ses ancêtres et qu’elle y laisse venir ce qui est en elle immémorial, ses attentes et ses craintes, ses couleurs, ses corps et ses cœurs multiples. » Jean-Luc Nancy
« Sa peinture et ses dessins convoquent sa culture mythologique qu’elle mélange à d’autres horizons. De cette ‘mixture’ sort une nouvelle histoire, comme un mythe contemporain, dans lequel on peut saisir les tragédies actuelles : ce qui est fait aux femmes, à leur corps, à leur esprit, aux contraintes multiples. Mais aussi cela fait référence à la scène fertile qui en découle. Que voyons-nous ? Des fragments de femmes, comme la découpe issue d’un pattern de couturière. Des bribes, des broderies, des boites à musique qui relient dans des rouages improbables et font gémir la chair, les ventres, les seins. Cela grince, ripe, cela étire à l’infini les souffrances de l’humanité. La douleur qui se joue ici n’est pas exempte d’ironie et parfois d’humour. La peinture est parfaite, de l’ordre de la précision du tissage d’un tapis, ou de la manière délicate de la miniature persane. La couleur est soit en harmonie soit laisse paraître des stridences. Des points tressent finement l’ensemble de la surface. C’est comme si, toute jeune peintre encore, elle osait ces citations vers Van Gogh dans des tournoiements du ciel, ou encore Gauguin avec des jaunes acides. De ce paradoxe d’une couleur qui nous touche, nous charme (de l’or qui approche) et de l’aspect vénéneux naît une incroyable force. Nous foulons des prairies suaves, délicatement tracées et puis nous découvrons, dans la forêt des herbes, des phallus (un peu féminisés dans la même mesure inversée de ce que Brancusi fait à Melle Pogany, 1912), des plantes voraces, dévoreuses, qui observent en silence ce que fait la peinture à l’advenir du corps, au désir qui se cache et se dévoile.
Moules phalliques, malice des moules féminins, Duchamp revisité dans un dadaïsme persan, critique et incisif. » Germain Roesz, 2013
En 2011 elle participe à Etats des lieux, université de Strasbourg, IUFM
Depuis 2012 Ateliers ouverts à Strasbourg
En 2013 workshop avec Abbas Kiarostami. En 2014 expose dans le projet Hémisphère vodous (Salle Conrad, Strasbourg).

Germain Rœsz
Germain Rœsz est peintre. Il vit entre Paris et Strasbourg. Il conjugue la pratique des arts plastiques, de la poésie et de la recherche théorique. Il est professeur (en théorie, pratique et sciences des arts) à l’université de Strasbourg. Nourri par ses recherches et sa quête poétique sa peinture trace un territoire entre rigueur et chaos, entre l’histoire de la peinture (toute) et l’approche contemporaine. Il tente, dans un esprit de cohérence, de saisir dans la peinture un espace qui génère sa propre matrice, qui ouvre le monde. Une hétérogénéité voulue fait le don d’expériences renouvelées. Cette peinture conduit à une lecture qui abstrait du réel toute anecdote. Une corrélation se fait jour entre l’intériorité expressive et la volonté de construire la peinture. Dans le champ strictement poétique, il réalise depuis 1994 des performances poétiques : lecture poésie action avec des musiciens contemporains, avec L’épongistes (Robic/Rœsz) ou en solo. Il est membre du comité de lecture de la collection Esthétiques à L’Harmattan. Dirige ARS dans la même collection. Sa recherche théorique concerne la création collective, les duos d’artistes, l’art et la question du politique. De quelques derniers ouvrages parus : Bistrot Lorgnette, Bistrot lorgné, éditions Voix, 2008 ; Essai sur l’archéologie du signe d’Henri Maccheroni, Coll. Esthétiques, L’Harmattan, 2008, L’éclat rouge, éd. Jérome Do.Bentzinger, 2009 ; Dissipations abstraites, Galerie Ritsch Fisch, 2013.

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