Marché de la Poésie

Bussien, Christophe


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Arlette Albert-Birot m’avait donné sa confiance et son amitié dès mon arrivée gare de Lyon où elle m’attendait sur le quai en janvier 1991, une photo de PAB à la main pour que je la reconnaisse. J’arrivais de Suisse pour travailler sur l’oeuvre de PAB et dès la première heure elle me confia les clés de son appartement pour que je puisse consulter à mon aise livres et manuscrits chez elle pendant qu’elle-même travaillait à l’ENS.

Elle me fit découvrir les éditions Place et le Bulletin Critique du Livre Français, le Marché de la Poésie, le théâtre à Caen, et ... la mer.

Elle m’emmena à Ouistreham, me faisant ainsi découvrir la mer pour la première fois. Et, je le dis ici avec honneur et fierté, elle me fit dormir dans le pyjama de PAB !

A chacun de mes brefs passages parisiens je retrouvais le cercle d’amis d’Arlette, les amoureux de PAB. Elle me fit rencontrer Jean-Michel Place, Michel Mousseau, Michel Décaudin et tant d’autres. Et ... Marie-Louise Lentengre.

Je me souviens d’une jambe dans le plâtre qui l’empêcha d’animer une réunion sur PAB lors de la fête du livre à Clichy. J’appris sur place qu’Arlette m’avait désigné pour la remplacer ! Sa confiance était exaltante pour moi ce soir-là. Pour chaque événement autour de PAB elle m’invitait et m’hébergeait dans son bureau.

Arlette m’a tant donné. Sa confiance était totale. Sa générosité, immense.

Cela fait des années que je ne l’ai plus vue. En ayant dû décommander ma participation au colloque de Cerisy sur PAB j’ai éprouvé un tel sentiment de honte et de trahison que je n’ai plus osé lui rendre visite. Sa dernière lettre était pourtant encore et toujours celle d’une amie fidèle.

Je vous dois tant, Arlette. Merci.

Je vous reste fidèle, fidèle à votre mémoire et à celle de PAB.

Christophe Bussien


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mercredi 7 juillet 2010
 
 
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