Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Bussien, Christophe

mercredi 7 juillet 2010, par Vincent Gimeno-Pons

Arlette Albert-Birot m’avait donné sa confiance et son amitié dès mon
arrivée gare de Lyon où elle m’attendait sur le quai en janvier 1991,
une photo de PAB à la main pour que je la reconnaisse. J’arrivais de
Suisse pour travailler sur l’oeuvre de PAB et dès la première heure
elle me confia les clés de son appartement pour que je puisse
consulter à mon aise livres et manuscrits chez elle pendant
qu’elle-même travaillait à l’ENS.

Elle me fit découvrir les éditions Place et le Bulletin Critique du
Livre Français, le Marché de la Poésie, le théâtre à Caen, et ... la mer.

Elle m’emmena à Ouistreham, me faisant ainsi découvrir la mer pour la
première fois. Et, je le dis ici avec honneur et fierté, elle me fit
dormir dans le pyjama de PAB !

A chacun de mes brefs passages parisiens je retrouvais le cercle
d’amis d’Arlette, les amoureux de PAB. Elle me fit rencontrer
Jean-Michel Place, Michel Mousseau, Michel Décaudin et tant d’autres.
Et ... Marie-Louise Lentengre.

Je me souviens d’une jambe dans le plâtre qui l’empêcha d’animer une
réunion sur PAB lors de la fête du livre à Clichy. J’appris sur place
qu’Arlette m’avait désigné pour la remplacer ! Sa confiance était
exaltante pour moi ce soir-là. Pour chaque événement autour de PAB
elle m’invitait et m’hébergeait dans son bureau.

Arlette m’a tant donné. Sa confiance était totale. Sa générosité,
immense.

Cela fait des années que je ne l’ai plus vue. En ayant dû décommander
ma participation au colloque de Cerisy sur PAB j’ai éprouvé un tel
sentiment de honte et de trahison que je n’ai plus osé lui rendre
visite. Sa dernière lettre était pourtant encore et toujours celle
d’une amie fidèle.

Je vous dois tant, Arlette. Merci.

Je vous reste fidèle, fidèle à votre mémoire et à celle de PAB.

Christophe Bussien