Arlette si chère, tu as vécu pour, de, par, avec la poésie et les poètes. Des poètes morts et vivants dont, globe-trotter toujours sur la brèche, tu étais l’amie, le manager, le passeur. Tu y as laissé ton cœur que tu croyais infatigable. Ton retrait à jamais silencieux nous prive d’une prodigieuse mémoire de plus de cinquante ans de poésie et d’une présence dont on voit mal comment se passer. Ma seule consolation est de penser que tu as pu choisir ta vie et que tu en as fait ce que tu voulais. Adieu, bonne fée. Repose en paix.
Claude Debon

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