Dou, Dominique

par Vincent Gimeno-Pons, 21 mai 2009

Écrit, la plupart du temps à Paris et en Italie, une poésie qui, dans la suite de Mandelstam, Tsvetaeva ou encore Celan, parle, à travers le présent assombri que notre monde traverse, d’un désastre annoncé.
En 2008, elle publie un premier recueil aux éditions Dumerchez, L’Énergie de l’erreur, dont le peintre Bernex a illustré la couverture.
D’autres poèmes ont paru dans les revues Multitudes, Vox Diaboli, Le Frisson esthétique, Siècle 21, et dans l’anthologie L’Année poétique 2008.

Le morde

Et maintenant
on est dans le morde
on est entré dans le morde net
c’est net sur les murs
sur la chaussée sur les trottoirs
dans les films d’images
c’est net le morde
le vrai
ce que je dis est vrai on est net
de tout le reste il ne reste que le nettoyé
je le dis avec délicatesse
avec violence avec grâce
avec netteté
on en est là
bientôt jusqu’au bout de l’univers connu
quand la fusion se fera (on la veut)
on fusionnera tous nos corps dans ce morde
car tout le monde sait tout bien net
maintenant et –


La sainte trinité

Plus de rose ni de réséda
plus de pavot ni de mémoire
des étals de boucher au bord de tout –
Qui s’arrête ? –
Epiceries nouvelles écoles étagères vides
des mots glissent dans des images
nouvelle langue louche sur
des bords flous –
pas de mise au point –
tiennent chauds les mails –
pas d’obstacle –
Vieil oedipe http – vieille métaphore –
grand gogol – au galop !

En images

  • Dominique Dou
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Dernière modification : lundi 21 mai 2009, par Vincent Gimeno-Pons
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