Fou rire de La Joconde (Le)

par 27 mai 2010

Titre : Le fou rire de la joconde
Auteur : Alain Germoz
Langue d’origine : français
Format (en cm) : 14,8 x 21 cm
Pagination : 76
Prix (en euros) : 13 €
Argumentaire : Séduit part l’Art depuis son enfance, il en a fait sa patrie et n’imagine pas en avoir d’autre. Alain Germoz est né ailleurs (à Anvers), sans en être affecté. Depuis son enfance, il est fasciné par certaines œuvres qui ont frappé l’imagination pour des raisons contestables. Tel est le cas du portrait de Mona Lisa, dite la Joconde, archiconnue moins pour sa beauté que pour son mystérieux sourire. Peintre de génie, Leonardo da Vinci a créé une illusion d’optique troublante mais considérée comme incon-testable et universellement acceptée : le sourire de la Joconde. À part quelques vérités mathématiques, Alain Germoz se méfie des certitudes et conteste volontiers ce qui est prétendument incon-testable. Cela va loin, puisqu’il n’hésite pas à se contester lui-même. Sans doute est-ce la raison d’une solitude soigneusement entretenue, d’écrits divers, la plupart n’ayant jamais été édités, la vie d’auteur relevant quasiment d’une vie intime qu’on ne livre pas plus qu’on ait à jeter sur la place publique sa religion, ses choix politiques, ses vices et autres particularités, à moins d’être investi pour, ou encore de souffrir d’irrépressibles démangeaisons. Quelle que soit le choix, il reste contestable, ce qui en garantit l’authenticité et la liberté du choix. Germoz est donc un libre penseur qui a pris plaisir à fréquenter la Joconde jour et nuit pour s’assurer que son sourire n’est qu’un leurre. C’est un jeu où divers personnages ont leur mot à dire. Et cela dure depuis des dé-cennies, comme une obsession inextirpable, résultant en amas de textes et de notes dont la moitié au moins ont fini dans la cor-beille. Le mélange qui subsiste réunit plusieurs genres, dans une incohérence voulue, la seule ligne cohérente étant l’ordre chrono-logique de leur création.
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : Naît (1920) et vit à Anvers. Dés l’école, prend conscience de l’in-justice et des tares de l’humanité, ce qui l’amène à lire d’autre livres que ceux destinés à l’enfance. N’a pas dix ans quand il se passionne pour les « affaires étrangères », une passion qui lui donne l’impression que l’hom-me est une incongruité de la Nature. L’impression perdure. Réagit en écrivant des histoires loufoques. Compose un album de bande dessinée avec Guy Vaes. Entame des études d’architecture pendant l’occupation nazie, et résiste à la morosité ambiante grâce à l’écoute des grands du jazz. Aide des amis juifs. Dès le déferlement des bombes volantes sur Anvers, échappant plusieurs fois à la mort, se lance dans le journalisme. Dés la fin de la guerre, correspondant à New York, notamment pour la revue « Artès ». Sous l’impression du New York City Ballet (Balanchine, Robbins), débute dans la vie artistique par des arguments de ballets, exécutés à l’O-péra d’Anvers et ailleurs. Suivent des pièces de théâtre, dont l’une, Les Résidus, aborde déjà un problème redevenu actuel un demi siècle plus tard. Cette pièce et d’autres sont jouées en français et en néerlandais. Naissent des poèmes qui se démarquent des tendances en vogue dans les années vingt, quand Anvers, avec van Ostaijen, Joostens, Neuhuys, Seuphor et bien d’autres, flirtera avec le dadaïsme et autres « -ismes ». Estimant l’activité littéraire incompatible avec le journalisme (tel qu’il était pratiqué à l’époque), il renonce pendant une trentaine d’années à publier. Fin quatre-vingt, revient avec quelques recueils (poèmes, apho-rismes, nouvelles), mais évite autant que possible de participer à « la vie littéraire », renonce par conséquent aux distinctions et prix littéraires, à l’exception du Prix Adam, décerné à « Archipel » qu’il a créé en 1990 pour promouvoir la littérature internationale dans le domaine franco-phone et faire connaître des auteurs « connus », méconnus, oubliés ou inconnus, sans distinction de style ou de genre. Graphiste, il est le créateur de « Scromphales » dont une partie se trouve dans « L’ombre et le masque ». A une aversion profonde pour le prêt-à-porter intellectuel, l’esprit d’orthodoxie, la pensée prétendue correcte, la vanité littéraire, les clichés et les modes. Vit à la fois avec son temps, contre son temps et hors du temps, assumant allègrement ses propres contradictions. Aime découvrir ou redécouvrir des auteurs ou certains textes. S’intéresse à tout, son seul regret ; car tout, c’est beaucoup trop.
Editeur : Les Carnets du Dessert de Lune
ISBN : 9782930235998
Site Internet : http://www.dessertdelune.be
N° de Stand : D6

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Dernière modification : jeudi 27 mai 2010, par
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