Jouan, Yves

par Vincent Gimeno-Pons, 5 juillet 2010

J’ai appris avec peine (c’est peu dire) la mort d’Arlette.

Nous savons tous, à la fois précisément et confusément, ce que nous lui devons, mais aucun d’entre nous ne peut l’exprimer.

"Confusément", car nul ne peut réellement faire le tour de ce qu’elle nous a donné.

"Nous", car sans jamais vouloir être le centre, Arlette rassemblait autour d’elle l’univers de la vie poétique. Si généreuse et respectueuse de chacun, elle contribuait à nous redonner, sans le dire, le sens du collectif. Son "je" à elle était toujours conjugué avec le "nous" de la fraternité.

Je voudrais simplement, en vain, la remercier. Mais ce serait faire comme si nous pouvions faire une dernière chose pour elle, alors que c’est elle, encore, qui continuera d’agir pour nous, en nous, en silence.

Yves Jouan

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Dernière modification : lundi 5 juillet 2010, par Vincent Gimeno-Pons
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