Journal de Holyhead

par 19 mai 2009

Titre : Journal de Holyhead
Auteur : Jonathan Swift
Traduction : David Bosc
Langue d’origine : Anglais
Format (en cm) : 9 x 14
Pagination : 64
Prix : 3€
Argumentaire : Dans sa Vie de Swift en 1875, John Forster révéla l’existence d’un “journal inédit, de la main de Swift, singulier dans sa nature et d’un extraordinaire intérêt, écrit sur la route de Dublin, dans une terrible inquiétude pour Esther Johnson, alors dangereusement malade”. Ce journal a été tenu du 24 au 29 septembre 1727, au terme du dernier séjour de Swift en Angleterre. Lorsqu’il se rendit en terre anglaise au printemps 1727, Swift a été reçu comme un prince. Lors de son précédent voyage, il avait apporté le manuscrit des Voyages de Gulliver, violente satire de la société anglaise et de la civilisation de l’époque, dont le succès, à sa publication, ne se fit pas attendre. Cependant, au mois d’août, une lettre de son ami Thomas Sheridan l’avertit de l’état alarmant de Stella, le grand amour de sa vie. Sans prendre le temps de prévenir personne, il gagna en diligence le port de Chester mais manqua de peu le navire régulier pour Dublin. Il prit la décision de pousser jusqu’à Holyhead, à trois jours de cheval, où d’autres compagnies assuraient la traversée. Durant l’attente du départ, il rédigea le Journal de Holyhead, adressé à Sheridan, comprenant des pages désarmées et sans apprêt, des poèmes mais aussi des anecdotes incisives, sans complaisance, concernant la nourriture, le temps, l’antipathie des Gallois ou l’alcoolisme des Irlandais. Lorsqu’il arriva enfin à Dublin, aux premiers jours d’octobre, Swift trouva Stella à l’article de la mort. Il écrivit à Sheridan : « En ce moment même, je me dis que la plus belle âme qui fût au monde a quitté son corps. Je suis depuis longtemps las du monde, et pour le restant de mes jours je serai las de la vie, car j’aurai perdu pour toujours cette amitié qui seule pouvait la rendre tolérable à mes yeux. » Esther Johnson s’éteignit le 28 janvier 1728. Swift n’avait pas coutume d’écrire pour lui-même ; ce journal, tout à la fois intime et cocasse, s’adresse à un ami, comme autrefois le Journal des années 1710-1714 l’avait été à Stella.
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : Jonathan Swift ne fut pas uniquement l’auteur mondialement connu des Voyages de Gulliver. Né en 1667 à Dublin, il fut tour à tour secrétaire d’un diplomate, docteur, doyen de la cathédrale de Saint Patrick de Dublin, précepteur d’une jeune fille, Esther Johnson, à qui il adressa le Journal à Stella... Avec ses amis John Gay, Alexander Pope, lord Bolingbroke et John Arbuthnot, l’écrivain irlandais fonde « le Scriblerus Club », attelé à vilipender la société de l’époque sous la forme de pamphlets, publiés sous le pseudonyme de Martin Scriblerus. Engagé dans les luttes littéraires, religieuses et politiques de son temps, Swift est satiriste à la mesure de sa misanthropie. Isolement qui ne l’empêche pas d’entretenir une profonde amitié avec d’éminents esprits de l’Angleterre du XVIIIe siècle, révélée dans sa Correspondance avec le Scriblerus Club (Allia, 2005). Il meurt en 1745 à Dublin.
Editeur : Allia
ISBN : 978-2-84485-308-0
Site Internet : www.alliaeditions.com
Première de couverture : IMG/protege/form3/Couverture_Journal_de_Holyhead2.jpg
N° de Stand : H5

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Dernière modification : mardi 19 mai 2009, par
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