Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Labrusse, Hughes

lundi 11 mai 2009, par Vincent Gimeno-Pons

Poète, essayiste, né en 1938. Vit à Caen. Auteur de La Complainte de l’Île Saint-Louis (Oswald, 1961), Poèmes pour que s’accomplisse (Oswald, 1966), L’Oiseau le feurre l’arme (Oswald, 1968), L’Oiseau inaugural (poèmes pour une cantate de J.J.Werner, ORTF 1971), Le Temps ranime (La Barbacane, 1973). Équerre Embarcation (Sud, 1976). Présence abîmée (Rougerie, 1978), Rome, ou quand on a un cœur et une chemise (La Barbacane, 1978), Deuil blanc (Rougerie, 1980), Le Langage séduit (Rougerie, 1983), La Dame du Désert (Rougerie, 1986), Terrena l’arbre excessif (Sud, 1986), Trente petites gravures à lire les yeux fermés (Rougerie, 1990), Le Donateur (Amiot-Lenganey, 1991), De la fin du vol des oiseaux (Rougerie, 1993), Michel Mousseau, le temps de peindre (Monographie, J.M. Place, 1993), L’Enfant au Balcon suivi de son Double (L’Inventaire, collection D’Autres Lieux, 2000), Précaires (Dumerchez, 2002). Théâtre de Sable (Alain Benoit, 2002), Mes Spectres (Europia, 2008), Rien qu’une apparition (Monographie, éditions Lieux d’Être, 2009).



hématome

sans cesse brouillons
se succèdent
de nos doigts
de nos rumeurs sans fin

le livre ne sera jamais écrit
un fond d’image inachevée

la terre pousse en vain
ses hêtres
dans la lumière trahie
ça recommence à mort

là-bas la colline
avec ses enfants qui brûlent

dans la tombe une fois de plus
s’efface la chair
indéfiniment répétée
sans lendemain

et si nous apprenions à bâtir nos ruines

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