Lamoureux, Gérard

par Vincent Gimeno-Pons, 7 juillet 2010

Chère Arlette,

Vous habitiez en poésie.
Vous arpentiez les territoires de la création du matin jusqu’au soir.
Nous le savions.
Cela nous rassurait.
Et nous écoutions avidement les relations de vos voyages quand vous
nous faisiez partager la joie de vos découvertes.
Nos coffres d’enfants consentants se remplissaient alors de trésors.

Je vous imagine, accoudée au balcon de votre longue vie, ne sachant
rien peut-être du vide créé par votre départ, discret comme la flamme
qui s’éteint dans l’ignorance de l’ombre.

Nous avons soudainement grandi et sommes obligés de vider nos coffres.
Et le bruit des trésors entrechoqués ne couvre pas la rumeur de notre
chagrin.

Adieu, chère Arlette.

Gérard Lamoureux

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Dernière modification : mercredi 7 juillet 2010, par Vincent Gimeno-Pons
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