Marché Poésie 2018, le Québec invité d’honneur

Accueil > Nouvelle rubrique N° 358 > Mercredi 11 juin 2014

Mercredi 11 juin 2014

mercredi 5 mars 2014, par Vincent Gimeno-Pons

mercredi 11 juin

Ouverture au public à 14h
14h revue Carnavalesques

, spécial 30 premiers recueils de 1982 à 2012, présentation du numéro
14h30 Biennale des Poètes en val de Marne : présentation de la revue Zone Sensible n° 1
16h Poésie slovène présentation et lecture bilingue les poètes : Milan Jesih, Tone Škrjanec, Anja Golob, Jure Jakob. Ils seront accompagnés par Ana Gersak (critique littéraire), Laureline Romuald (comédienne) et Pierre Soletti (poète en résidence au Centre de Créations pour l’enfance) pour présenter la sortie du numéro vert de la revue de poésie jeunesse "VA !" www.danslalune.org. Rencontre organisée par Mateja Bizjak Petit pour la Maison de la Poésie / Centre de création pour l’Enfance (Tinqueux)
17h Hommage à Rüdiger Fischer
17h30 Inauguration officielle : Jacques Darras, président de c/i/r/c/é-Marché de la Poésie, reçoit Henri Lopes, écrivain et Ambassadeur du Congo, président d’honneur du 32e Marché.
À cette occasion, le prix Mokanda 2014 sera remis à Gabriel Okoundji (présenté par Jacques Chevrier)
Entretien autour du Bassin du Congo, sa géographie, sa culture, sa poésie. Pot d’inauguration
À cette occasion, le prix Mokanda 2014 sera remis à Gabriel Mwènè par Jacques Chevrier Okoundji

20h 1re Nuit du Marché

Concert Bassin du Congo
Niwel Tsumbu (chanteur et guitariste irlando)congolais)
Fermeture à 22h30

Milan Jesih
Il existe mille façons de présenter le poète et dramaturge Milan Jesih (1950). On pourrait commençer par son statut de classique vivant et d’un artiste qui a renouvelé le langage poétique slovène en lui donnant du rythme, de la spontanéité, mais surtout de l’humour. Jesih aime jouer avec les mots ; avec leur aspect sonore et polysémique il concocte des catachrèses astucieuses qui donnent à sa poésie une expression de vivacité et liberté. Sa création artistique est liée au théâtre expérimental et à la vague néo-avant-garde des années 70, qui se mêle aux formes poétiques de la renaissance, comme le sonnet. Dans sa poésie, « populaire sans être populiste », il mélange des expressions chargées du registre littéraire avec un langage parlé totalement décomplexé plein d’humour et d’ironie.

Tone Škrjanec
La poésie de Tone Škrjanec (1953) est une invitation au voyage dans un pays très intime et personnel, riche d’allusions qui se créent en juxtaposant diverses images que le poète retrouve dans son quotidien. « Je ne fais qu’assembler, tâtonner le monde des objets / écouter les sons d’un espace plein. » Le sujet lyrique de Škrjanec ne se contente pas de simplement regarder le monde en se détachant de lui ; au contraire, le sujet contemple son entourage en en devenant partie intégrante. Škrjanec lui-même appelle ce processus de création artistique « le scotchage » où le poète verbalise l’inverbalisable, basé sur son état d’âme dans un instant précis de la vie. Cette « poésie d’expérience » est redigée dans une langue simple, poignante et condensée, imitant ainsi la vitalité du langage parlé.

Anja Golob
Anja Golob (1976) a commencé sa carrière littéraire comme critique, d’où son amour pour la précision d’expression, les mots bien mésurés et bien placés. À première vue, la forme de ses poèmes ressemble à la poésie en prose : ce sont des courtes histoires racontées dans une langue simple et juste qui évoque le langage parlé, avec une ligne narrative reconnaissable mais dépourvue de dénouement, le final restant suspendu ou bien laissé à l’interprétation du lecteur. Golob s’intéresse surtout à tisser des images et des sensations en recherchant un ensemble métaphorique qui saisirait l’incapacité ou même l’impossibilité d’exprimer le ressenti avec des mots. L’acte de l’écriture devient un défi qui réside dans la recherche d’un équilibre fragile entre l’exprimé et le non-dit, traversé d’une ironie perçante.

Jure Jakob
Ce que distingue la poésie de Jure Jakob (1977) des œuvres de ses contemporains slovènes est l’extrême solitude ressentie par son sujet lyrique. Il serait tentant de décrire Jakob comme un poète rousseauiste qui cherche à fuir les bruits des métropoles pour retrouver une sorte de paix intérieure dans la nature. Au contraire, son sujet est précisément un homme incapable d’effacer ses expériences urbaines et de retrouver de manière symbolique ses fondamentaux. La poésie de Jakob expose la discrépance existentielle du sujet moderne qui reste dépendant de la nature sans pourtant savoir qu’elle l’avait rejeté il y a déjà longtemps. En cherchant à retrouver une place entre un monde qui le rejette et un autre que lui-même à rejeté, le sujet lyrique désormais poète-démiurge est forcé de renommer l’espace pour l’apprivoiser.

Niwel Tsumbu
Le chanteur et guitariste irlando-congolais à la renommée internationale Niwel Tsumbu distillera un mélange détonnant de musiques africaine, jazz, rock et blues. Lors de cette soirée, les morceaux de Niwel et ses acolytes - considérés comme « absolument électrisants, intenses et passionnés » par All About Jazz - seront ponctués de poèmes lus par des auteurs africains invités par le Marché et par le talentueux poète irlandais Kevin Barrington, dont le travail est teinté d’énergie, d’humour et de musicalité. Kevin et Niwel créeront en outre des œuvres originales pour l’occasion.

Portfolio