Nommons le mot nomade - Caroline Coppé

par Vincent Gimeno-Pons, 11 mai 2016

Titre : Nommons le mot nomade
Auteur : Caroline Coppé
Langue d’origine : français
Format (en cm) : 13 x 20 cm
Pagination : 96 pp
Prix (en euros) : 14 EUR
Argumentaire : Nommons le mot nomade, recueil de textes hors norme, à la fois poétiques et théâtraux, allie les impressions issues du monde moderne avec les fulgurances furtives d’une pensée sauvage. Les textes assemblés évoquent des images insolites, décalées, posées sur la vie ordinaire. Quand la pensée nomade vient hanter les sédentaires que nous sommes, l’archaïsme n’est jamais où on le croit ; et la beauté surgit d’un léger déplacement de point de vue ou d’une alliance improbable entre contraires d’apparence.
Le mode de vie nomade a tendance à disparaître partout dans le monde. Les rares communautés nomades libres de vivre encore comme elles l’entendent sont souvent sommées de se sédentariser dans les pays qu’elles traversent. De nombreuses tribus nomades africaines, aborigènes ou encore amérindiennes sont aujourd’hui complètement rayées du paysage ; soit elles ont été placées sous tutelle en réserve, soit elles ont rejoint les bidonvilles de métropoles à cause de conditions de vie devenues trop dures. Les derniers tziganes européens sont traités comme des pestiférés. Pourtant, avec la disparition de ce mode de vie particulier, ce sont de nombreuses cultures qui s’éteignent, basées souvent sur une association intelligente entre la nature et l’homme. J’ai imaginé dans le texte qui suit que cette pensée nomade, que Claude Lévi-Strauss a nommé « la pensée sauvage » revenait nous hanter, nous les sédentaires, nous les citadins :
Les textes proposés ne sont ni de la poésie ni du théâtre, ou alors, ils sont à la fois poétiques et théâtraux. Sans doute sont-ils inclassables. Peut-être pourraient-ils être le point de départ d’une initiative créative ou de débat sur le thème du nomadisme.
Ils tentent d’allier des impressions issues du monde moderne avec les images furtives d’une pensée sauvage ou dépassée. Ainsi, l’archaïsme pénètre progressivement les corps, mais aussi les pensées, de l’homme et la femme narrateurs. Les textes assemblés évoquent des images hors normes, décalées, posées sur la vie ordinaire. Ainsi, une chaise peut être mise en scène pour une répétition avec la mort. D’une page à l’autre, tout se suit dans une cohérence agencée, mais tout flotte aussi dans un espace où le temps n’existe plus, c’est le corps qui passe.
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : Lauréate du concours de poésie en Communauté Wallonie-Bruxelles (La Pyramide 2000) et du concours de poésie « Poète toi-même » de la ville d’Arras (2000), Caroline Coppé vit et travaille à Bruxelles. Nommons le mot nomade est son quatrième recueil publié.
Editeur : éditions "éléments de langage"
ISBN : 978-2930710-09-9
N° de Stand : 209-516

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Dernière modification : mercredi 11 mai 2016, par Vincent Gimeno-Pons
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