Ombre de Sirius (L’) - William S. Merwin, traduction Luc de Goustine, notes Michael Taylor

par Vincent Gimeno-Pons, 8 mai 2016

Titre : L’Ombre de Sirius
Auteur : William S. Merwin, traduction Luc de Goustine, notes Michael Taylor
Langue d’origine : américain, édition bilingue
Format (en cm) : 17 x 21
Pagination : 232 pages
Prix (en euros) : 20 €
Argumentaire : L’ombre de Sirius
Après publication de La Renarde en 2004, voici en français L’ombre de Sirius, parue en 2008. La distance, fût-elle accrue par la dérive des continents ou, plus tristement, par l’atrophie de notre appétence poétique, voue le lecteur français à traverser à gué la grande œuvre de Merwin…
Avant de risquer ce saut, sachons au moins qu’entre-temps, un monde de poèmes et de textes a jalonné la route de celui dont Edward Hirsch écrivait : « W. S. Merwin… a créé un corpus de sagesse littéraire sans précédent à notre époque. Je me réjouis d’être vivant en un temps où W. S. Merwin a mis au monde son œuvre étonnante et sans pareille. »
Sirius est sans doute la plus brillante étoile du ciel d’été, mais c’est ici par le biais de son ombre que William la surprend et nous captive. L’ombre des souvenirs d’enfance dont la ronde le hante et dont, par un balbutiement poétique génial, il tente de restituer celui qui ne put pas jadis passer ses lèvres. L’enfant – in-fans – en deçà de la parole, n’est encore que l’ombre de son destin singulier. De Sirius se diffusent encore d’autres balbutiements, ceux de la grande comédie cosmique – nuit du chaos, naissance de la lumière, soupe primordiale, cellule, et nous que voici ! Sirius enfin est le chien d’Orion – du zénith héliaque au nadir des enfers où Merwin l’interpelle en la personne de ses chiens défunts, frères psychopompes, à qui il se confie d’avance pour être tendrement conduit par les vallées de l’ombre… Je ne sais rien de plus troublant que cette communion-là avec l’animalité qui nous fait profondément humains, nous atteste comme tels, à l’ombre d’une transcendance absente ou présente, ses mille petites ombres, qui nous rachètent peut-être des brûlures de nos ambitions, ces radiations du plein soleil.
Présentation par le traducteur Luc de Goustine
Notes établies par Michael Taylor

Biographie ou Bibliographie de l’auteur : William S. Merwin est né à New-York en 1927. Traducteur (Neruda, Follain, Dante, Mandelstam), il est l’auteur d’une œuvre d’exception, récits, essais et poésie. Il a reçu deux fois le prix Pulitzer poésie, en 1971 puis en 2009 pour The Shadow of Sirius. En 2010, il est nommé « Poet Laureate » aux États-Unis par la Bibliothèque de Congrès

Bibliographie
Œuvres disponibles en français

La Renarde (The Vixen), traduction de Luc de Goustine, édition bilingue français-anglais, Fanlac, 2004.
Les Fleurs de mai de Ventadour (The Mays of Ventadorn), traduction de Luc de Goustine, Fanlac, 2006.
Ecrits au gré d’un accompagnement inachevé (Writings to an Unfinished Accompaniment), traduction de Christophe Wall-Romana, Cheyne, 2007.
« Le Bateau de pierre », traduction par Jean Markert et Pascal Riou de l’essai « The Stone Boat », Conférence, N° 22-23,
« Au Miroir de la montage (voyages au Mont Athos) », traduction du récit « Reflections of a Mountain » (The Ends of the Earth) par Pascal Riou et Jean Markert, Recours au Poème : Poésies et mondes poétiques, revue internationale de poésie en ligne, 2012
L’appel du Causse, traduction de Luc de Goustine et Alain Gnaedig, présentation de Michael Taylor, Fanlac 2012 (regroupe les principaux écrits de Merwin sur ce qu’il appelle « l’autre pôle de ma vie »).

Editeur : FANLAC
ISBN : 9782865772834
N° de Stand : 513

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Dernière modification : dimanche 8 mai 2016, par Vincent Gimeno-Pons
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