Marché de la Poésie

Poètes irlandais invités du 31e Marché de la Poésie


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L’Irlande, pays invité 2013

Poètes présents au 31e Marché : Eavan Boland, Ciaran Carson, Eiléan Ní Chuilleanáin, Eamon Grennan, Medbh McGuckian, Biddy Jenkinson, Maighread Medbh, Paula Meehan, John Montague, Joseph Woods
Poètes présents dans la Périphérie du 31e Marché :
Harry Clifton, Paul Durcan, Vona Groarke, Seamus Heaney, Derek Mahon


EAVAN BOLAND (1944)

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Née à Dublin d’une mère peintre et d’un père diplomate, Eavan Boland passe une partie de son enfance en Angleterre puis revient à Dublin faire des études de littérature à Trinity College où elle deviendra professeur avant d’enseigner à Stanford aux États-Unis. Tentant de réconcilier la femme et le poète, Eavan Boland s’attache à déconstruire l’image féminine traditionnelle dans le contexte irlandais. Elle traite de sujets difficiles comme la violence domestique, l’anorexie, l’infanticide, le cancer et poursuit son exploration de l’aliénation féminine. Ainsi, Against Love Poetry, (2001) s’éloigne-t-il de la célébration habituelle de l’amour pour insister sur son aspect ordinaire. Elle s’attache aussi au passé dont elle déchiffre les traces sur le sol irlandais, réimaginant son histoire. Elle a récemment publié Domestic Violence (2007) et New Collected Poems (2008) ainsi que des essais : A Journey with Two Maps : Becoming A Woman Poet (2011).

CIARAN CARSON (1948)

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Poète, romancier traducteur et musicien, Ciaran Carson est né à Belfast en 1948. Il a fait des études à Queen’s University où il dirige aujourd’hui le Centre de poésie Seamus Heaney. Sa ville ainsi que la musique irlandaise sont au cœur de son inspiration depuis son premier livre de poésie The New Estate (1976) où son autobiographie fragmentaire se mêle à l’évocation de la guerre civile. Élevé dans une famille catholique bilingue, il se dit hanté par le fantôme de la langue gaélique et plus généralement fasciné par les mots qui l’habitent et se servent de lui plutôt qu’il ne se sert d’eux. Dans les années 1990 il a traduit Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, L’Enfer de Dante et l’épopée irlandaise The Táin. Il entreprend ensuite une sorte d’exploration psycho géographique de sa ville : Belfast Confetti (1990) dans laquelle il expérimente le vers long. Sa poésie devient plus érudite, son inspiration plus intime dans ses recueils suivants : Breaking News (2003), For All We Know (2008), On the Night Watch (2009). Dans chaque recueil, il recherche une forme originale, un rythme spécifique qui fonde sa cohérence. Until Before After (2010) se partage en trois parties composées de dix sept groupes de trois poèmes sur le thème de la mort et du deuil.

EILÉAN NÍ CHUILLEANÁIN (1942)

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Née à Cork en 1942 dans une famille d’écrivains et de musiciens, fille d’un professeur de gaélique et d’une romancière, elle fait des études à Oxford avant de devenir professeur de littérature anglaise de la Renaissance à Trinity College. Très active dans le domaine de la poésie, elle a traduit des œuvres de littérature irlandaise, italienne et roumaine et dirige Cyphers, une des revues littéraires irlandaises les plus anciennes ainsi que Poetry Ireland Review. Cependant son univers personnel très singulier est marqué par des figures de religieuses vouées au silence ou de recluses et elle parcourt l’Irlande à la recherche des traces du sacré. Dans ses poèmes souvent énigmatiques, l’histoire côtoie le mythe et le passé revit grâce au pouvoir de l’imagination. Elle a publié Selected Poems (2008), The Sun Fish (2009).

HARRY CLIFTON (1952)
Harry Clifton est né à Dublin et a assisté à Blackrock College et University College de Dublin. Son recueil de poèmes, laïque Eden : Paris Carnets 1994-2004 (2007), a remporté le prix de poésie irlandaise Times Now Award en 2008. Il a également reçu le Patrick Kavanagh Poésie Award et deux bourses du Conseil des arts en littérature.
Clifton est l’auteur de La Belle poésie Nulle (1976) et de Les Murs de Carthage (1977), Bureau du Marchand de sel (1979), La Cage libérale (1988) et La Route du désert : sélection de poèmes 1973-1988 (1992). Clifton a vécu en Europe, en Afrique et en Asie, a travaillé en tant qu’administrateur de l’aide en Thaïlande de 1980 à 1988. Sur la colonne vertébrale de l’Italie : Une année dans les Abruzzes (1999) est une œuvre en prose basée sur une année qu’il a passée dans les Abruzzes en Italie avec sa femme, l’écrivain Deirdre Madden. Il est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Téléphone Berkeley et autres fictions (2000). Son dernier recueil The Winter Sleep of Captain Lemass est publié en 2012.


PAUL DURCAN (1944)

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Durcan a grandi à Dublin et à Turlough, comté de Mayo. Il a étudié le droit et l’économie à l’University College de Dublin. Durcan s’installe à Londres en 1966. Il y rencontre Nessa O’Neill en 1968, avec laquelle il se marie et aura deux filles. Ses principales publications : Un escargot dans mon premier, Fou au sujet des femmes, Salutations à nos amis du Brésil et Les Cris d’un homme des cavernes irlandaises. Dans les années 90, avec Van Morrison dans son album Lumières, il donne une performance vocale idiosyncratique sur la chanson «  In The Days Before Rock’n’Roll  », qu’il co-écrit.
En 2003, il publie un recueil de ses discours hebdomadaires à la nation (Paul Journal Durcan, sur Radio RTE 1). Il a été nommé en 2005 pour le Prix de Poésie Maintenant, pour son recueil, L’Art de la vie. En 2009, il a reçu le diplôme honorifique du Trinity College, Dublin. Sa parution la plus récente Praise in Which I Live and Move and Have My Being a été publiée chez Harvil Secker en 2012. Durcan est membre de l’Aosdána.


EAMON GRENNAN (1941)
Natif de Dublin, il a vécu aux États-Unis pendant plus de trente ans. Il a fait ses études à l’University College de Dublin et l’université de Harvard.
Ses œuvres comprennent : Matter of Fact (Graywolf Press, 2008) ; L’rapide de Il, (2005) ; Renvyle, hiver (2003) ; Nature morte avec chute d’eau (2002) – lauréat du Prix Lenore Marshall poésie ; Selected Poems & New (2000) ; Relations : Poems Selected & New (1998) ; So It Goes (1995) ; Comme si cela importe (1992), Poèmes ce que la lumière There Is et autres (1989).
Son recueil, Selected Poems (Princeton University Press, 1997), a remporté le Prix Pen pour la poésie en traduction, et il a publié un recueil d’essais critiques, Facing the Music : Poésie irlandaise au XXe siècle (Creighton University Press, 1999). Outre le prix Pushcart, il a reçu des prix de la National Endowment for the Arts, le National Endowment for the Humanities, et celui de la Fondation John Simon Guggenheim. Il a enseigné au Vassar College jusqu’à sa retraite. Il vit à Poughkeepsie, et passe autant de temps que possible dans l’ouest de l’Irlande.


VONA GROARKE (1964)

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Vona Groarke est né en Edgeworthstown dans les Midlands irlandais en 1964, a fait ses études au Trinity College, à Dublin puis à l’University College de Cork. Elle a publié cinq recueils de poésie à la Tribune de la presse, au Wake Forest University Press et aux États-Unis : Shale (1994), D’autres personnes Maisons (1999), Vol (2002), Juniper Street (2006) et Spindrift (2009). Son écriture a été récompensée par de nombreux prix littéraires (Brendan Behan Memorial Award, Hennessy…) Elle a été co-titulaire de la Chaire d’études irlandaises Heimbold à l’Université de Villanova et a enseigné à l’Université Wake Forest en Caroline du Nord, elle enseigne actuellement au Centre de New Writing à l’Université de Manchester, et en 2010 a été élu membre de Aosdána, l’académie des arts irlandais.


MEDBH MCGUCKIAN (1950)

Née à Belfast elle a fait des études à Queen’s University. Influencée par Sylvia Plath, Emily Dickinson, et Elisabeth Bishop elle dit avoir pris conscience de son identité catholique avant celle de femme ou d’Irlandaise du Nord. Se démarquant des modèles lyriques masculin des poètes d’Irlande du Nord tels John Montague, Seamus Heaney, Micheal Longley et Derek Mahon, elle refuse la cohésion du je lyrique et opte pour l’oblique, la déconstruction de soi, les glissements de sens, la multiplicité des voix. Elle utilise l’anglais de manière subversive, tentant de le défamiliariser et de réinventer à travers lui la langue perdue. Son livre de poésie : The Flower Master (1982) est une interrogation sur la maternité, la fertilité et le déclin, à travers l’évocation autobiographique de sa dépression post natale sur fond de guerre civile. Cette remise en cause de l’espace féminin se poursuit dans Venus and the Rain (1984) et On Ballycastle Beach (1988) où elle se conjugue à une méditation sur les lieux et la mémoire ou l’expression de la souffrance Marconi’s Cottage (1991). Dans les années 90 avec la publication de Captain Lavender (1994), et Shelmalier (1998), puis de The Face of the Earth (2002), sa poésie se fait plus politique.
Dernières publications : Drawing Ballerinas, (2001), The Face of the Earth, (2002), The Book of the Angel (2004), The Currah requires no Harbour (2006), et My Love has Fared Inland (2008), mélancolique méditation sur la mort, l’écologie, la solitude poétique et le trou noir du sens.


SEAMUS HEANEY (1939-2013 [30 août])
Né dans le comté de Derry en Irlande du Nord, l’aîné de neuf enfants, d’une famille de fermiers catholiques, Seamus Heaney, couronné en 1995 par le Prix Nobel de littérature, est aujourd’hui un poète de renommée mondiale. Ayant fait des études à Queen’s University, où il a été professeur à son tour entre 1966 et 1972, avant de devenir professeur à Dublin, puis Harvard (États-Unis) et d’occuper la chaire de poésie de l’Université d’Oxford de 1989 à 1994. Dans les années soixante il fait partie du groupe de jeunes poètes animé par Philip Hobsbaum avec Derek Mahon et Michael Longley. Après le départ d’Hobsbaum pour Glasgow c’est chez Heaney que les réunions se tiennent, auxquelles assistent de plus jeunes poètes dont Paul Muldoon. Autour de ce groupe se constitue alors une « Ulster Renaissance ». En mai 1966 paraît chez Faber & Faber à Londres le premier recueil de Heaney Death of a Naturalist. Devant l’ouverture des troubles en Irlande du Nord Heaney choisit de vivre en république du sud, à partir de 1972, dans le comté de Wicklow. Il s’installe ensuite dans la banlieue de Dublin à Sandymount où il réside toujours. C’est avec North, publié par Faber, en 1975, que Heaney atteint la célébrité. Dans Bog Queen, The Grauballe Man, il utilise la prosopopée pour parler à la place de cadavres momifiés dans la tourbe « Mon crâne a hiberné/dans le filet humide de mes cheveux ». Ces références à un passé anonyme font contrepoint muet aux prétentions d’héroïsme des combattants de l’heure. Heaney est un pacifiste engagé. Dans Station Island (Faber, 1984), aux portes du Purgatoire de Saint Patrick, le poète poursuit son dépassement des rites et mythes pour affirmer la singularité de son travail et sa quête d’une initiation personnelle « L’essentiel c’est d’écrire/ pour la joie d’écrire ». Depuis, Seamus Heaney a étoffé son œuvre d’une réflexion profonde sur l’art de poésie (The Government of the Tongue (1988) ; Finders Keepers (2002)). Il a donné une traduction magistrale de l’épopée fondatrice anglaise Beowulf (2000). Ses derniers recueils sont Electric Light (2001), District and Circle (2006), Human Chain (2010) .

BIDDY JENKINSON (1949)

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Bien qu’elle soit l’un des poètes les plus importants de langue irlandaise de nos jours, son identité personnelle reste généralement méconnue. Elle écrit des poèmes et ses textes ont été publiés dans plusieurs anthologies comme Dán nah Uidhre (1991) et Roghà Danta (1999). Elle écrit des histoires courtes, publiées dans la collection An Riabhach GRA (1999), et a également écrit une pièce de théâtre intitulée Mise, Subhó agus Macco. Elle cherche à recréer un sentiment de sacré dans le monde de la nature et le rôle des femmes pour le soutenir. Tout son travail est en gaélique et elle préfère qu’il ne soit pas traduit en anglais. Elle est, à l’heure actuelle, rédacteur en chef du Egise Eireann / Poetry Ireland Review.


DEREK MAHON (1941)

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Un des poètes les plus influents de sa génération, en Angleterre comme en Irlande, Derek Mahon, né à Belfast dans une famille ouvrière protestante, a fait des études de littérature française à Trinity College Dublin, puis à la Sorbonne. Il enseigne ensuite au Canada, aux États-Unis, à Dublin, exerce à Londres la profession de journaliste, traduit (Rilke, Nerval, Valéry, Jacotet). Il se place dans la tradition de W.H Auden et de Louis Mac Neice et se tient à distance des mouvements politiques et littéraires, affichant son pessimisme. Dans les années 80 et 90, il traite de l’aliénation de l’artiste, de son rôle dans une société corrompue, de la noirceur et de l’impuissance de la nature humaine : The Hunt By Night (1982). Le contraste entre forme et allusions classiques et sujets contemporains est l’un des traits marquants de sa poésie méditative d’une grande virtuosité. Dialoguant souvent avec les autres arts comme la peinture, il contemple le monde à distance : « Son imagination à visée épique, se fait miniaturiste dans l’exécution ». Il est l’exilé nostalgique qui tente d’entrevoir un monde perdu et d’en faire revivre les aspirations. Très prolifique, moins amer et revenu vivre en Irlande, il poursuit son combat héroïque tel celui mené contre le vent d’automne : «  imposant le chaos/ là où je m’efforce de donner forme/ aux débris qui étouffent l’esprit ». Ses derniers recueils : Harbour Lights (2005), Somewhere the Wave (2007), Life on Earth (2008), An Autumn Wind (2010), New Collected Poems (2011).


MAIGHREAD MEDBH (1959)

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Née à Newcastle West, comté de Limerick. Depuis la publication de son premier recueil, The Making of a Pagan (Blackstaff Press), en 1990, elle est reconnue en tant que performeuse. La voix de sa poésie est canalisée par le biais du corps, dont les sens et les rythmes sont les initiateurs et les interprètes conceptuels. Elle est intervenue dans de nombreux lieux en Irlande, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, ainsi que dans les media audiovisuels.


PAULA MEEHAN (1955)
Née à Dublin, Paula Meehan a fait des études de littérature et d’histoire à Trinity College puis de poésie à Washington. Elle a publié plusieurs livres de poèmes dont les derniers sont : Dharmakaya (2000), Painting Rain (2009) et écrit également pour le théâtre. Elle a gardé d’une enfance bercée par l’oralité dans son milieu familial et les bruits de son quartier populaire, un amour profond pour sa ville natale. Présente dans de nombreux poèmes celle-ci lui permet également d’engager un dialogue avec les écrivains du passé : Yeats, Joyce ou présents : Eavan Boland, qui l’ont eux aussi prise comme source d’inspiration. Comme chez cette dernière, des personnages, souvent privés d’expression entrent dans le poème pour y faire entendre leur voix. Dans le contexte de la contre-culture des années 70, Paula Meehan est particulièrement sensible à la poésie de Gary Snyder dont elle suit les cours, et à son approche de la tradition des Indiens d’Amérique. Cela va lui permettre de reconsidérer la dimension spirituelle des mythes et des épopées irlandaises. De là vient également son intérêt pour le Bouddhisme à une époque où elle considère avec scepticisme le système patriarcal et le rôle joué par le catholicisme. Elle en retient que la poésie est enracinée dans le corps : « faire un poème, physiquement, c’est donner forme au souffle dans l’espace ». Le rythme est ainsi un élément essentiel de sa poésie ainsi que la part de mystère véhiculée par la sonorité des mots. Cependant son œuvre est profondément ancrée dans la réalité sociale irlandaise dont elle connaît les côtés les plus sombres pour avoir enseigné dans les quartiers populaires et les prisons et son dernier recueil traite de la pression exercée par la société et la famille sur les individus. Sa tonalité se fait alors plus confessionnelle, tradition qu’elle revendique, parfois non sans ironie, comme expression adéquate et valide des souffrances féminines et de la mémoire individuelle.


JOHN MONTAGUE (1929)

Une des grandes voix de la poésie irlandaise, John Montague, né à New York de parents catholiques irlandais, a passé son enfance dans la ferme de ses tantes dans le County Tyrone, en Ulster. Après des études universitaires à Dublin et à Yale, il a enseigné aux États-Unis, en France puis en Irlande à l’Université de Cork. Lorsqu’il commence à écrire et à explorer ses racines familiales et irlandaises, il se sent isolé car il n’existe alors pour un catholique d’ Irlande du Nord aucune «  tradition dans laquelle il puisse se situer  ». Comme Joyce ou Beckett il choisit alors de s’exiler à Paris dans les années cinquante et revendique son internationalisme. Dans The Rough Field écrit entre 1961 et 1917 il part à la reconquête de son héritage, cet espace ingrat, tourmenté et ravagé par la guerre qui cependant s’ouvre sur l’universel. S’il parvient à se le réapproprier, c’est grâce à la modernité « d’une langue noueuse, tournant brusquement à l’épingle des virages du vers, toute de rage retenue, d’irritation, de ténacité à poursuivre plus loin son enquête » . Étonnant mélange d’émotion et de lucidité sa poésie annonce celle de Seamus Heaney et tout le mouvement de renaissance poétique d’Irlande du Nord.
Ses Collected Poems (1995) ont été suivis de Smashing the Piano (2001), Drunken Sailor (2005), Speech Lessons (2011).


JOSEPH WOODS (1966)
Directeur de Poetry Ireland depuis 2001, il est né à Drogheda, a étudié la biologie, la chimie et par la suite puis a eu une maîtrise de poésie. Il a vécu au Japon, a voyagé pendant longtemps en Asie, notamment l’Inde et la Chine, et plus récemment en Amérique latine.
Ses deux premiers recueils, Voile à Hokkaido (2001) et Roulements (2005), ont été publiés par le journal Worple, Royaume-Uni. Il a co-édité Our Shared Japan (Dedalus Press, 2007), une anthologie de la poésie irlandaise contemporaine. Dedalus Press a réuni ses deux premiers recueils en un seul volume intitulé Cargo (2010) et publié en 2011 son troisième Lettres de collecte de l’océan.


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lundi 17 décembre 2012
 
 
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