Pour une phénoménologie de la vie - Michel Henry

par Vincent Gimeno-Pons, 27 octobre 2010

Titre : Pour une phénoménologie de la vie
Sous-titre : Entretien avec Olivier Salazar-Ferrer. Précédé d’une biographie de M. Henry et suivi de "Perspectives de la phénoménologie matérielle" par Jean Leclerc et Grégory Jean
Auteur : Michel HENRY
Format (en cm) : 14 x 20
Pagination : 96
Nombre d’illustrations : 3
Prix (en euros) : 13
Argumentaire : : Développée à partir d’une analyse sans concession de l’œuvre de Husserl, la phénoménologie de la vie de M. Henry constitue une revalorisation radicale de la subjectivité. Elle conduit à une critique originale de tous les domaines de la culture, qu’il s’agisse de la valeur pathétique de l’œuvre d’art, de la critique du marxisme, de l’analyse de la science moderne et de la technique. « L’œuvre, comme moi-même ou les autres, nous sommes dans la vie qui est à la fois une Vie universelle et chaque fois la mienne… On est au cœur d’un mystère qui est plus qu’un mystère philosophique, qui est le mystère de l’être autour duquel tournent les plus grandes religions, et certainement le christianisme. » Publiés pour la première fois dans leur intégralité, ces entretiens avec Olivier Salazar-Ferrer, introduits et commentés par Jean Leclercq et Grégori Jean, constituent une introduction idéale pour aborder l’œuvre de ce grand philosophe. M. Henry (1922-2002) se trouvait au seuil du tournant qui marquera ses dernières œuvres. Ces entretiens portèrent particulièrement sur les ouvrages suivants : La Barbarie, Voir l’invisible Kandinsky, Du communisme au capitalisme (1990) et sur son importante étude Phénoménologie hylétique et phénoménologie matérielle (1987) parue dans la revue Philosophie. Sa critique de la phénoménologie husserlienne conduit à une revalorisation du substrat non intentionnel de la culture, en reprenant au fond la critique menée par Nietzsche contre l’idéalisme, mais en la replaçant dans une métaphysique de la Vie repensée à partir de la phénoménologie husserlienne. La puissance subversive de sa pensée, eu égard aux idoles de la techno-science, aux distanciations des mondes virtuels induits par la culture informatique et aux abstractions « déréalisantes » pour l’individu vivant, s’était pleinement exprimée dans La Barbarie, et plus largement, dans une philosophie du corps qui s’inscrivait elle-même dans la crise inaugurée par la révolution galiléenne. Semblable au travail d’un sourcier, la pensée de M. Henry tend à retrouver sous le primat du concept un principe de vie qui enracine dans la subjectivité un nouveau vitalisme, très différent des vitalismes d’essence biologique à cause de sa méthode phénoménologique. En 1990, M. Henry amorçait également la constitution d’une réflexion sur le Christianisme, rejoignant les oeuvres de Maître Eckhart qui seront pleinement exprimées dans C’est moi la vérité (1996) et dans ses ouvrages ultérieurs.
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : Michel Henry : Œuvres philosophiques : - L’Essence de la manifestation, 2 volumes, Paris, PUF, 1963 (réédition en volume, 1990). - Philosophie et phénoménologie du corps. Essai sur l’ontologie biranienne, Paris, PUF, 1965. (réédition, 1997). - Marx. T. I : Une Philosophie de la réalité Tome II : Une Philosophie de l’économie, Paris, Gallimard, 1976 (réédition, 991). - Généalogie de la psychanalyse. Le Commencement perdu, Paris, PUF, 1985. - La Barbarie, Paris, Grasset, 1987 (réédition, Paris, PUF, 2001 avec une préface inédite). -Voir l’invisible. Sur Kandinsky, Paris, François Bourin. 1988. - Phénoménologie matérielle, Paris, PUF, 1990. - Du communisme au capitalisme. Théorie d’une catastrophe, Paris, Odile Jacob, 1990. - C’est moi la vérité. Pour une philosophie du christianisme, Paris. Seuil, 1996. - Incarnation. Une philosophie de la chair, Paris, Seuil, 2000. - Paroles du Christ, Paris, Seuil, 2002. Ouvrages posthumes - Auto-donation. Entretiens et conférences, Paris/Montpelier, Prétentaine, 2002. Repris éd. Beauchesne 2004. - Le Bonheur de Spinoza, Paris, PUF 2003. - Phénoménologie de la vie. T. I : De la phénoménologie ; T. II : De la subjectivité ; T. III : De l’art et du politique ;T. IV : Ethique et religion. Paris, PUF, 2003-2004. Olivier Salazar-Ferrer : Benjamin Fondane et la révolte existentielle, De Corlevour, 2007. Un chant dans la nuit, Paris : De Corlevour, 2006. (Récit).Benjamin Fondane et Carl Einstein : avant-gardes et émigrations dans le Paris des années 20 et 30, Brussels/Amsterdam/Zurich : Peter Lang, 2008. Benjamin Fondane : Ecrits pour le cinéma [critical edition], Editions Verdier, 2007. Benjamin Fondane (translation of the original edition) : Iasi : Junimea, 2006. Benjamin Fondane (biographie), Oxus, 2004. Le Temps, Ellipses, Paris,1996. Jean Leclercq : diplômé philosophie et théologie de l’Université Catholique de Louvain. Professeur de philosophie à la Faculté de Philosophie, Arts et Lettres de l’UCL, depuis 2004, ses travaux et ses recherches portent sur la philosophie d’expression française, du XIXe siècle à nos jours, sur l’histoire de la philosophie, sur la philosophie de la religion. Il a codirigé, avec J.-M. Brohm, le Cahier Michel Henry (L’Âge d’Homme, 2009) et est l’auteur de plusieurs articles sur M. Henry. Il est le responsable scientifique du Fonds d’archives Michel Henry, déposé à l’UCL et depuis 2006. Grégori Jean : Agrégé et docteur en philosophie de l’Univ. de Nice Sophia-Antipolis. Rattaché au Fonds d’archives Michel Henry.
Editeur : Editions de Corlevour
ISBN : 978-2-915831-34-4
Site internet : :www.corlevour.fr

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Dernière modification : mercredi 27 octobre 2010, par Vincent Gimeno-Pons
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