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SUR CETTE TERRE À NOUS PRÊTÉE...

Pascal Coumes et Jean-Claude Caër

vendredi 7 mai 2010

Titre : Sur cette terre à nous prêtée...
Sous-titre : Les Chants de Nezahualcoyotl, roi de Texcoco
Auteur : Nezahualcoyotl
Traduction : Pascal Coumes et Jean-Claude Caër
Langue d’origine : nahuatl
Format (en cm) : 16 x 22,5
Pagination : 122
Prix (en euros) : 14
Argumentaire : Nezahualcoyotl est le plus grand nom de la poésie précolombienne, et son œuvre, peu importante en volume, occupe dans la littérature mondiale une place de premier ordre, aux côtés des Psaumes du roi David ou des Fragments d’Héraclite. Textes de haute sagesse en même temps que de très grande poésie, de telles œuvres sont inépuisables, par-delà les civilisations qui les ont vu naître. Elles nous livrent à travers les siècles quelque chose d’essentiel sur l’homme et sur la vie. Une première édition en avait été donnée il y un quart de siècle (1985) aux Éditions Obsidiane avec une préface de J. M. G. Le Clézio. « La poésie du monde, écrit Le Clézio, ne nous montre pas poète plus contradictoire, plus mystérieux que celui-ci, pouvant exercer sur nous (qui lisons ses chants à un demi-millénaire de distance) une telle fascination, mêlant au bonheur d’une langue exaltée et vibrante le trouble de l’ambiguïté, l’impression d’un sens incertain, fugitif et parfois éblouissant comme un reflet, comme un songe. » Et il ajoutait : « Cette poésie fastueuse et incantatoire, que les nobles déclament dans la cour du roi, se charge ici pour nous d’une grâce nouvelle : seule voix vivante de ce monde aboli par les Conquistadores espagnols, cette poésie est aussi celle d’un homme simple, qui nous dit avec force les choses les plus émouvantes et les plus vraies de la vie de tous les jours : la fragilité de l’amitié et de l’amour, le temps qui passe, l’insolente beauté de la jeunesse, son ardeur, son triomphe éphémère, et toujours, ce monde voué à la mort et à la destruction, sous le regard du dieu qui l’a créé. »
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : Nezahualcoyotl (1402-1472) naît au royaume de Texcoco, non loin de Mexico. Son nom signifie « Coyote affamé ». Élevé au collège des prêtres, il y pénètre la pensée de ses ancêtres toltèques et s’adonne à la poésie. Son adolescence est marquée par le meurtre de son père, sous ses yeux, par un usurpateur. Pendant dix ans, il se cache dans les montagnes. En 1427, il reconquiert Texcoco et scelle la Triple Alliance avec Mexico et Tlacopan. Devenu roi en 1431, il réorganise son royaume. Législateur et administrateur de génie, il en fait un modèle de gouvernement en même temps qu’une capitale culturelle qui attire et entretient artistes, philosophes et poètes. Grand bâtisseur, il construit les palais et les jardins les plus somptueux du monde précolombiens. Les bains royaux taillés dans le porphyre qui jouxtent son palais sont l’un des endroits où il aime à venir méditer. Chef de guerre, il tue de sa main, dit la légende, douze rois, contribuant à l’extension de la puissance de la Triple Alliance. Cependant de terribles calamités s’abattent sur son royaume à partir de 1446 : invasion de sauterelles, neiges exceptionnelles, épidémies, déchaînement des pumas et des jaguars. Pour sortir sa cité de cette suite d’épreuves, Nezahualcoyotl se tourne vers le « dieu inconnu ». Les dernières années du roi de Texcoco sont marquées par l’inauguration de deux grands temples : au dieu inconnu et au dieu de la guerre. C’est en cette dernière occasion que le roi Nezahualcoyotl prophétise la destruction de ce temple et la ruine du monde aztèque. Il meurt en 1472, vingt ans avant la « découverte » du nouveau monde par Christophe Colomb.
Editeur : Arfuyen
ISBN : 978-2-845-90142-1
Site Internet : http://www.arfuyen.fr/
N° de Stand : B 8