Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Sentiment fugace de la mort (Le) suivi de Géographie du chaos - Nuno Judice

dimanche 17 mai 2015, par Vincent Gimeno-Pons

Titre : Le Sentiment fugace de la mort suivi de Géographie du chaos.
Auteur : Nuno Judice
Langue d’origine : Portugais
Format (en cm) : 14 x 21 cm
Pagination : 80 p
Prix (en euros) : 18 €
Argumentaire : « [...] le résultat est une poésie conditionnée par la tradition classique du sonnet ; et cela est une réminiscence de ces cours, lesquels nous placent en face d’une bouteille, d’un verre ou d’un objet quelconque aux formes géométriques parfaites, afin de le dessiner, de le reproduire fidèlement. Le sonnet, d’une certaine manière, possède cet aspect académique : nous savons, en l’écrivant, qu’il y a un modèle – de Pétrarque à Camoès, de Mallarmé à Pessoa – qui fonctionne comme cet objet réel que l’on doit copier. Pour cela, en général, mes sonnets sont écrits à la main et non à l’ordinateur (il est clair qu’il y a toujours des exceptions, et je me sens jugé par ces modèles parfaits par rapport auxquels mon texte semble être une ombre, jusqu’à comprendre, quand je reçois les premiers exemplaires du livre, qu’ils survivent à cette impression initiale. »
Rédigé il y a quelques années, ces lignes me servent à expliquer le genèse de ce livre, écrit dans un cahier, avec une photo de Bernardino Machado sur la couverture – à laquelle se réfère un des poèmes. C’est un des nombreux cahiers dans lesquels j’ai écrit, tout au long des années, des poèmes qui, presque toujours, demeurent inédits. Ceci étant dit, il y a des livres que j’ ai écrits en une semaine – contrairement à d’autres qui ont été écrits au hasard des voyages et des circonstances, et qui m’ont amené à échanger le clavier contre la calligraphie. Aujourd’hui, je n’utiliserais pas l’adverbe « heureusement » pour dire que je préfère la machine au travail manuel de l’écriture ; et je regarde avec une autre estime ces textes qui donnent la permanence de la lettre comme quelque chose de physique, dans la pureté et l’imperfection de sa matière. Et peut-être que le titre de ce livre peut s’appliquer à l’instant où, du blanc de la page, le poème naît. »
Biographie ou Bibliographie de l’auteur : « Júdice a commencé à écrire au début des années 1970, grande époque de théorie littéraire, ce dont se souviennent ses titres : la Notion du poème, Théorie générale du sentiment, le Mécanisme romantique de la fragmentation. Mais la poésie qu’écrit Judice est tellement concrète que le désir théorique en devient parodie et pure ironie. Plus tard, comme d’autres poètes portugais, Judice rompt avec le formalisme et fait un retour à l’image, à la narration et aux thèmes classiques : l’ombre et la lumière, la mélancolie et l’amour, l’instant et le poème, évolution dont les titres, à nouveau, font foi : Un chant dans l’épaisseur du temps, Méditation sur des ruines, Enumérations d’ombre. » (extrait d’un article de Stéphane Bouquet, Libération, 16 mars 2000)
Parmi ses publications : Portugal, un voyage dans le Temps (Les Perséides, 2013), Source de vie (Fata Morgana, 2006), Jeu de reflets (Chandeigne, 2001), Le Mouvement du monde (le Taillis pré, 2000) ; Traces d’ombres (Métailié, 2000) : roman, une réflexion sur le Portugal de Salazar ; Lignes d’eau (Fata Morgana, 2000) ; La Condescendance de l’être (Le Taillis pré, 1998) ;Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de Méditations sur des ruines (Gallimard / NRF Poésie, 1996).
Editeur : Editions de Corlevour
ISBN : 9782372090094
N° de Stand : 202

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