Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Soliloques du pauvre (Les)

Livre - Nouveauté 2009

mardi 2 juin 2009

Titre : Les soliloques du pauvre
Auteur : Jehan-Rictus
Format (en cm) : 9,5*13,5
Pagination : 224
Prix (en euros) : 5
Argumentaire : En exergue à la collection Vo.x et à déclamer d’urgence, Jehan-Rictus, voix éternelle des misérables et incroyable précurseur, il y a cent ans, des rappeurs français ! VO.X Préface de Cécile Vargaftig Format 9,5 x 13,5 cm 224 pages – 5 € ISBN 9782846261883 VAU 1753 Diffusion CDE-SODIS Très tôt, Jehan-Rictus décide de transformer la langue comme le feront les rappeurs. Il transforme la langue de la rue en poésie. Son verbe gouailleur et argotique, réglé sur la parole de ceux qui n’ont pas la parole pour dire ceux dont on ignore la voix, ses poèmes au phrasé expressif clament et protestent les misères du peuple. Sa puissance lui vaut de demeurer, encore aujourd’hui, le premier chantre des victimes et des exclus. Cette œuvre sauvagement humaine, cette révolution esthétique est devenue un classique de la littérature sociale, à relire d’autant plus aujourd’hui qu’il éclaire et fait écho à bien des voix de la scène française contemporaine. « Pour dire la rue, la faim, le froid, la solitude, il faut inventer une forme nouvelle. Et d’abord, arrêter les alexandrins. Personne ne jacte en douze pieds dans la rue. L’octosyllabe ressemble bien davantage au parler de tous les jours. Et puis le vocabulaire aussi doit changer. On s’en fout du bon français. Ce qu’il faut faire entendre, c’est l’argot des miséreux, des purotins, l’accent du faubourg parfois difficile à comprendre pour les oreilles bourgeoises (mais quoi, chacun son tour : les miséreux aussi ont parfois du mal à piger ce que disent les bourges). Ainsi naissent les Soliloques du pauvre : une suite de monologues dans lesquels un personnage s’exprime comme on parle à Montmartre, dans un français bourré d’élisions (on n’écrit que c’qu’on prononce), de fautes (mais n’est-ce pas la rue qui fixe la langue ?), et d’images que tout le monde peut comprendre. Jehan-Rictus n’est pas un classique dont on parle sans l’avoir lu, ce n’est pas un marginal branché qu’on se pique d’avoir dégotté, c’est une voix vraie, si vraie qu’on y croit encore, c’est une des rares voix de la misère et de la révolte, et tant que misère et révolte consumeront le cœur des villes et des banlieues, Jehan-Rictus ne s’éteindra pas. » Cécile Vargaftig « Bon, v’là l’Printemps ! Ah ! salop’rie, V’là l’monde enquier qu’est aux z’abois Et v’là t’y pas c’te putain d’Vie Qu’a se r’nouvelle encore eun’fois ! La Natur’ s’achète eun’ jeunesse, A s’déguise en vert et en bleu, A fait sa poire et sa princesse, A m’fait tarter, moi, qui m’fais vieux. » Jehan-Rictus, alias Gabriel Randon (1867-1933), vit une enfance misérable, quitte l’école à treize ans, subsiste avec mendiants et vagabonds de Paris en exerçant divers petits métiers, livreur, balayeur, garçon de course. Il découvre adolescent le Montmartre bohème des anarchistes et des artistes et commence à composer des poèmes dans le français populaire de l’époque. En 1895, débutant au cabaret des Quat’z’Arts, il adopte le pseudonyme de Jehan-Rictus, puis poursuit avec un succès croissant sa carrière de chansonnier dans les cabarets ou les fêtes syndicales et politiques. Il participe à la création du journal anarchiste L’Assiette au beurre, ses chansons et ses poèmes lui valent l’admiration de Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Mallarmé...
Editeur : Au diable vauvert
ISBN : 9782846261883
Site Internet : www.audiable.com