Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Van hee, Miriam

dimanche 10 mai 2015, par Vincent Gimeno-Pons

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Miriam Van hee

En 1978 Miriam Van hee (1952) publie des poèmes qui parlent de nostalgie, de mélancolie et de solitude. À son étonnement, les critiques la classent parmi les néoromantiques, qui constituent à ce moment-là le courant dominant de la poésie flamande. Or, sa poésie n’est pas une fuite de la réalité, car Van hee s’attaque à des sujets réalistes. Son style est également très proche de la langue parlée, et semble surtout circonspect. En cherchant ses mots, la poète cherche à se réconcilier avec le monde, s’accrochant pour cela aux choses familières. Le lecteur se croit à l’abri dans son monde : illusion souvent brusquement rompue. Son sixième ouvrage, Achter de bergen (1996) reçoit en 1998 le Prix de la culture de la Communauté flamande. Cette même année, ses poèmes sont rassemblés dans Het verband tussen de dagen : gedichten 1978-1996, dont un large choix a été traduit en français. Son dernier recueil Ook daar valt het licht a été publié en 2014. Van hee est également slaviste, et a traduit entre autres des textes de Mandelstam et Achmatova.

Miriam Van hee participera à la Périphérie du mardi 19 mai (Poème2, 20 h) et au 33e Marché de la Poésie (jeudi 11 juin à 15 h 30 et à 18 h 30)