Marché Poésie 2017, États généraux#01

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Xaintorxare, Tarah

lundi 27 avril 2009, par Vincent Gimeno-Pons

Auteur des recueils de poèmes à paraître : Love Me If I Want You To (un hommage à Miss.Tic), Souvenirs de samouraï, Pages vénitiennes, déjà parus : Le Familier des labyrinthes (2007), Liberté gagnante ? (graffiti de squat) (2006), Another Secret (2005), Œuvre inamissible (2004, son premier recueil préfacé par Jude Stéfan).
Des poèmes publiés dans la revue MIDI, le quotidien parisien Métro (novembre 2006), le bulletin Pabinfo n°16 (juillet 2004), la Revuexpress 2003.
Aussi photographe, dessinateur et auteur de courts métrages.
Dans l’idée de partage et de faire découvrir d’autres talents au public francophone, il est traducteur des poètes Karl Ristikivi, Johnny B. Isotamm, Tõnu Trubetsky, Karl-Martin Sinijärv, Hando Runnel, Kalju Kruusa, ainsi que traducteur de paroles du compositeur Veljo Tormis pour le chœur de chambre Mikrokosmos de Loïc Pierre et pour le quatuor vocal féminin Méliades de Marion Delcourt.
Fondateur et animateur du « Montbélialtz Club » – un appel aux voyages imaginaires – dont le premier hommage fut consacré à la poétesse estonienne Leelo Tungal.


QUI A FAILLI PERDRE SON GANT ?
un hommage à L.I***

QUI A FAILLI PERDRE SON GANT ?
ça ne pouvait pas être moi
envahi par les bouquins de mon père
je n’ai pas retrouvé les affaires d’hiver

elle n’est pas la même
depuis que je la connais
elle n’est pas la même
à chaque fois que je la vois
elle n’est pas la même
suivant la lumière
suivant les heures
je resterais à l’étudier
à reprendre le voyage
étrange
si elle ne me réveillait pas trop tôt
en me demandant joueuse à quoi je pensais
(vraiment ravissante)

avec ses lèvres gercées
ses boucles dans ma bouche
quand je lui chuchotais

pas froid ? elle n’a pas froid
pourtant des gens courent
enfin l’un en fuite
l’autre à sa poursuite
ils foncent sur nous

« oui, mais vers quelle victoire ? »
quand on se promenait vers l’Arc de Triomphe

elle a déjà fait tous les grands restaurants
invitée comme ma mère
sur vous on se penche et se repenche

au pied d’un monument à un grand homme
qui n’était pas celui qu’elle croyait
on se revit

elle se dessine parfois en éphèbe
elle a un nom masculin quelque part
qui a vérifié si c’était une fille
qui a vérifié si c’était bien la fille
qui se cachait sur les marches du Grand Opéra
comme entre les touches du piano ?

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