mardi 25 juin 2013 : Au-delà de la performance - 19h30

par Vincent Gimeno-Pons, 28 mai 2013

Périphérie XXIX

Au-delà de la performance
Une poésie transversale, qui transgresse les frontières des genres : vidéo, danse, musique et parole, ne font qu’un. Un autre genre et pourtant toujours dans le domaine de la poésie, avec cet hommage à Édouard Levé qui nous a quittés prématurément, poète sans aucune limite artistique, suivi d’une performance qui nous emportera, au-delà du langage, dans un univers virilement méditerranéen mais tout autant poétique en son expression.


- Projection de « Pornographie » : Performance pour quatre danseurs d’Edouard Levé. Filmée par Véronique Aubouy. 27 min vidéo couleur, Palais de Tokyo en 2004

- Nos langues corses, performance poétique : Pierre Gambini (Corse) avec Arnaud Méthivier (accordéon), Serge Ambert et Mauro Paccagnella (danse)
Création Tumulus 2011, à La Guillotine, dans le cadre de la Périphérique du 29e Marché de la Poésie

organisé avec la Médiathèque Marguerite Duras

mardi 25 juin 19h30
Médiathèque Marguerite Duras (Paris 20e)
115 rue de Bagnolet 75020 Paris
M° Porte de Bagnolet (3) - Gambetta (3)
entrée libre dans la limite des places disponibles

BIOGRAPHIES

Pierre Gambini
Pierre Gambini est musicien, auteur compositeur interprète, l’artiste a développé un style musical singulier. Ses compositions arpentent les chemins d’une musique rock alternative, tout en puisant dans ses racines. Il écrit ses textes dans une langue corse poétique,contemporaine, imagée. Son univers joue autant sur un registre émotionnel que vindicatif, c’est finalement un artiste engagé qui distille de sa voix et de son imaginaire, sa vison du monde.
Ambassadeur du groupe Cantelli, Pierre Gambini bouleverse les codes musicaux insulaires en employant la langue corse dans un style pop rock, tentative réussie, certains titres (houdini, biancu scuru) sont ancrés dans l’inconscient collectif (2 albums «  cantelli » et «  cunniscenza di u corpu umanu », kabaffer prod ).
Sa dernière rencontre avec Nano flirte avec les scènes parisiennes et aboutit à l’écriture des textes pour l’album « l’écorce ». Plus récemment, l’artiste a sorti son propre album : «  albe sistematiche » (Pop Folk Electro)

Édouard Levé (1965-2007)
Même s’il a fait des études de commerce à l’ESSEC, le véritable désir d’Edouard Levé est de peindre. Il commence cette activité en 1991 dans un petit atelier. Avide de nouveaux horizons, il s’envole vers l’Inde en 1995 pour un voyage de deux mois, un périple qui va le transformer et modifier son destin. Une fois rentré, Edouard Levé trouve son atelier petit et peu pratique. Il lui faut de l’air mais on ne peut pas toujours peindre dehors. Il décide donc de tenter une nouvelle expérience, celle de la photographie. C’est une autre passion qui lui vient de son adolescence. En 1999, sa première série, ‘Homonyme’, est une suite de clichés d’hommes ayant le même nom que des auteurs célèbres comme Henri Michaux, Eugène Delacroix ou Yves Klein. Cette première incursion dans le monde de la photo porte ses fruits. Edouard Levé continue son ascension dans le milieu de l’argentique avec passion et talent tout en se faisant un nom dans le milieu littéraire jusqu’à son suicide, à l’âge de 42 ans.
Emile Soulier, extrait de "Text(e)s, éditions Loevenbruck, Paris, 2009

Arnaud Méthivier
Arnaud Méthivier est un chanteur, accordéoniste, pianiste et saxophoniste français né en 1971 et originaire d’Orléans. Arnaud Méthivier a été compositeur et musicien dans l’ombre de nombreuses pointures comme Kent, Georges Moustaki, Desireless, CharlElie Couture, Maxime Le Forestier et I Muvrini.
Depuis quelques années, il se produit aussi sous son propre nom, assemblant une musique pour le moins originale, colorée, onirique et surprenante, où son accordéon tient un des premiers rôles.

Serge Ambert
Après une formation en danse et musique, Serge Ambert débute sa carrière d’artiste en tant que comédien auprès du metteur en scène allemand Hans Peter Cloos. L’année suivante il rejoint le Ballet de l’Opéra de Lyon pour deux années, puis il travaille avec de nombreux chorégraphes s’imprégnant de différents styles du baroque au contemporain : Christian Taulelle, Andy Degroat, François Raffinot, Francine Lancelot, Béatrice Massin, Ana Yepes, Jean-Claude Gallotta, Jacques Fargearel, Frédéric Lescure… En 1993 il rencontre Christine Bastin avec laquelle il collaborera en tant qu’interprète pendant de nombreuses années. Il débute son travail de chorégraphe en 2001 et, après plusieurs projets le menant de France en République tchèque, il fonde sa propre compagnie Les alentours rêveurs en 2003. Il développe alors une écriture très personnelle alliant théâtralité, physicalité et poétique du mouvement portant toujours une grande attention à l’écriture. Il s’intéresse au travers de ses créations à des thématiques fortes où le corps est le signifiant. Ainsi il crée entre autres : en 2004 La Fêlure du Papillon, duo sur la schizophrénie ; en 2007 Desirata, pièce traitant du désir et de la séduction, en collaboration avec un quatuor de musique contemporaine ; en 2009 Fleurs sanglantes, duo d’inspiration japonaise évoquant la part féminine de l’homme et sa part destructrice. En 2010, en écho à plusieurs années d’ateliers auprès de patients psychotiques il présente le solo Comme un bond en plein ciel abordant le thème de la maladie par le biais d’une grande figure de la danse, Vaslav Nijinski. Depuis septembre 2006 sa compagnie est implantée à l’Abbaye de Corbigny dans la Nièvre avec le soutien de la DRAC Bourgogne, du Conseil régional de Bourgogne et du Conseil général de la Nièvre.
 Dans la dynamique de son implantation en Bourgogne, la compagnie prépare, à l’horizon 2014, un projet de développement de l’Abbaye autour de la danse alliant diffusions, résidences et formation.
En dehors de sa compagnie, Serge Ambert est invité régulièrement en France et à l’étranger pour des stages ou des créations. Il travaille ponctuellement avec de nombreux artistes autour de performances (Arnaud Méthivier, le collectif Zazen, Bernat Combi) ou de collaborations artistiques (la compagnie de rue METALOVOICE, Jean Bojko). Il vient de créer un solo pour la danseuse allemande Melanie Venino : La Femme ailée en avril 2012. Sa prochaine création Les Blessures volontaires sera présentée le 8 novembre 2012 à la Scène nationale de Mâcon.

Mauro Paccagnella
Danseur, acteur et chorégraphe italien, Mauro Paccagnella étudie la danse à Padoue. Il est lauréat de Fame à New York en 1984, et du CPP de Reggio Emilia en 1985. Il est installé à Bruxelles depuis 1991 où il travaille avec le Plan K (trilogie Flamand/Plessi), Charleroi/Danses (créations de Steven Petronio, K.Armitage et A.Borriello), Karine Ponties, Fatou Traoré et Mossoux-Bonté entre autres. Il est interprète dans les films Intempéries de Nicole Mossoux et In the wood de Thierry de Mey. Actuellement il est danseur / acteur de la cie Caterina Sagna. Il crée deux pièces avec Karine Ponties. Il fonde en 1993 le groupe Un Oeuf is un oeuf et en 1998 le collectif Woosh’ing Mach’ine avec Didier Casamitjana, Joz Deconinck et Florence Richard. Ensemble ils créent Cyber Beans (Prix SACD 1998), Wit et Formol. vec Woosh’ing Mach’ine, Mauro travaille au croisement des disciplines et plonge le spectateur dans un univers artistique déjanté, noir mais drôle, aux combinaisons décalées. En 1999 il reçoit une bourse à la création au Forum Dança de Lisbonne comme lauréat des Pépinières Européennes pour jeunes artistes et en janvier 2001 il participe au Forum Européen de la jeune création aux Subsistances à Lyon et enchaîne les créations.

En images

  • Édouard Levé

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Dernière modification : jeudi 28 mai 2013, par Vincent Gimeno-Pons
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