samedi 16 juin

par Vincent Gimeno-Pons, 4 janvier 2013

11h30 : Ouverture du Marché

14 h : Lectures
Carole Mouton de Ponthieu, Croisement(s)

14 h 30 : Lectures
À l’occasion de la parution de Les Livres de l’homme, Œuvres complètes Tome 1 À l’image de l’homme de Bruno Durocher aux éditions Caractères, lecture par Isabelle Etienne et François Marthouret

15 h : Table ronde « Où en est l’édition de poésie aujourd’hui »
organisée par Jacques Darras avec André Velter (Gallimard), Yves Di Manno (Flammarion), Benoît Casas (éditions Nous), et Gérard Pfister (Arfuyen)

17 h : Lectures
« Le voyage », autour des éditions Jacques André, accompagnement musical au psalthérion

Auteurs et titres :
Béatrice Rossi-Bouchrara - Numances
Michel Dunand - Mourir d’aller
Patrick Argenté - Côté fenêtre

Le psalterion sera tenu par Béatrice Rossi-Bouchrara, Michel Dunand,
responsable de la revue "Coup de soleil" et animateur de la maison de la
poésie d’Annecy a l’habitude des lectures publiques, ainsi que Patrick
Argenté qui présente régulièrement des récitals avec musique dans l’Ouest.

17 h 30 : Lectures
Sémaphores : François Laroche lu par Olivier Dupuy
Au cœur de sa démarche de chorégraphe, François Laroche-Valière tisse une œuvre plurielle dont l’écriture poétique est un des éléments essentiels.
Il s’attache à créer du lien entre le surgissement d’une parole poétique - l’ouverture qu’elle délivre - et l’écriture chorégraphique comme expression de cet état, à l’origine, en parallèle et dans une résonance. Olivier Dupuy, comédien, interprète un choix de textes, poèmes et proses.

20h : 3e Nuit du Marché

Jazz’Poem Chet Baker, Jimi Hendrix, Billie Holiday, Frank Sinatra (et Jim Morrison)
Sur des livres de Zéno Bianu, Éric Sarner et Claude Beausoleil publiés par Le Castor Astral
Avec Zéno Bianu, Éric Sarner. Musique : Mimi Lorenzini (guitares), Steve Potts (saxophones), Jean-Luc Debattice (voix) et Mafan Frapsauce (chant)
Fermeture du Marché à 22h30

Rimbaudmobile

Dans le cadre du Marché de la Poésie, l’association Poètes dans la Ville proposera une performance : Rimbaudmobile.

Dans une grange à Roche, nous avons retrouvé récemment la voiture que la famille Rimbaud utilisait pour aller travailler aux champs. Arthur et Vitalie la subtilisaient régulièrement, sous le nez et la barbe de leur mother, pour aller aux bals des villages alentours.

Un jour, Arthur, dans ses nombreuses fugues, partit avec l’AMI 8 pour suivre le Cirque Aphinar dans sa tournée. Il proposa ses services comme palefrenier, jongleur, acrobate, dompteur de chiens… sans succès. Finalement, l’idée lui vint d’utiliser l’AMI 8 familiale pour la transformer en Rimbaudmobile. Le triomphe de cette nouvelle attraction fût immédiat. Mais, comme toujours, Arthur décida de reprendre la route….

Aujourd’hui, les poètes Frédéric Dumond, Ma Desheng et Charles Pennequin accompagnés par les musiciens-bricoleurs de sons-improvisateurs Thomas Fernier et Jean-François Pauvros et les vidéastes Anne-Sophie Terrillon et Christophe Acker ont décidé de faire revivre et de s’approprier la Rimbaudmobile.

11h00 : Place Edgar Quinet avec Frédéric Dumond et Thomas Fernier

14h00 : Place Colette/Place du Palais Royal avec Ma Desheng

16h00 : Place Stalingrad avec Charles Pennequin et Jean-François Pauvros

Captation vidéo : Anne-Sophie Terrillon et Christophe Acker

Conception et coordination : François Massut pour le collectif Poésie is not dead et l’association Poètes dans la Ville

Biographies  :

Christophe Acker est né à Reims en 1970. Après un passage à Strasbourg à la faculté d’Arts plastiques, il entre à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Très vite il se dirige vers la vidéo et le cinéma en super8. Après ses études il collabore à différents projets de documentaires pour Arte, Canal +, réalise ses premiers clips pour de petits groupes puis pour Rodolphe Burger et Olivier Cadiot, lance avec Fabrice Ferrarri l’émission Ubik sur France 5 mais continue surtout de tourner ses films et vidéos.
Il réalise de nombreux clips. Il obtient les Victoires de la musique pour le DVD musical de Noir Désir, Noir Désir en images.
Musicien, il participe au Groupe Optophone et développe avec celui-ci une mise en image pendant les concerts.
En 2005 il crée avec Agathe Nony et Nicolas Duroux la société ADNfactory, produits et collabore à des films d’artistes tels que Laurent Montaron, Julien Discrit ou Pierre Malphettes

Ma Desheng
Poète et peintre chinois, Ma Desheng vit en France depuis 20 ans. Il participe et présente de nombreuses expositions dont récemment à La Foire de Paris (représenté pas Galerie Lasés) au Grand Palais en 2008, "Go China !" au Groninger Museum au Pays-Bas, à la Biennale de Yerres en France en 2009 et au Arts Center of Hong Kong en 2010. Il est également souvent invité dans des festivals pour des récitals et performances, dernièrement au festival Midi et Minuit à Nantes, Aux Ailleurs Poétiques de Charlesville-Mézière, au Musée de l’art contemporain de Marseille, à la Maison de culture au Canada et à la Maison de la Poésie de Paris.

Frédéric Dumond est né en 1967.
Artiste et écrivain transdisciplinaire, il travaille le langage comme expérience de l’autre, et déploie sa pratique en installations, performances, vidéos, livres, pièces sonores, programmations…
L’écriture est ce qui fonde chaque pièce, chaque intervention : des premières années, où elle questionnait le potentiel littéraire du réel tel qu’il se présentait (contrats d’assurance, télévision, radio, rue…) aux projets les plus récents, où c’est le pouvoir d’agir du langage, sa dimension magique qui est convoquée.
Il travaille à une intelligence du sensible, via la langue et ses logiques, abordant la question des rapports entre ce qui est perçu et ce qui en est dit, ou représenté.

Olivier Dupuy travaille, de 1991 à 2012, sous la direction de Stanislas Nordey dans la plupart de ses mises en scènes, notamment au Théâtre Nan¬terre-Amandiers, au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et au Théâtre National de Bretagne à Rennes. Pendant cette même période, il travaille également au théâtre et à l’opéra notamment sous la direction de Claude Régy, Jean-Pierre Vincent, Marc Debono, Pierre Gavary, Laurent Sauvage, Michel Simonot, Guillaume Doucet.
En 2009, il assiste Ivica Buljan à l’Ecole du le TNB à Rennes (« Sallinger » de Bernard-Marie Koltès). En 2010, il est assistant à la mise en scène de Stanislas Nordey (399 secondes de Fabrice Melquiot) et de Roland Fichet (« Comment toucher ? » de Laurent Fichet). En 2011, il travaille sous la direction de l’auteur dramatique Nadia Xerri-L (« L’instinct de l’instant »), et en 2012, sous la direction de Thierry Roisin et Blandine Savetier au CDN de Béthune (« La vie dans les plis » d’après Henri Michaux), de Hervé Guilloteaux au TU Nantes (« Kill the cow »), et de Stanislas Nordey au Théâtre de la Colline, Paris (« Se trouver » de Luigi Pirandello).
En 2002, Olivier Dupuy rencontre le travail du chorégraphe François Laroche-Valière et porte depuis une attention toute particulière à ses textes poétiques. Ensemble, ils ont réalisé plusieurs récitals : de 2005 à 2009, à la Maison des Auteurs de la SACD, au Centre national de la danse – Pantin, à Micadanses, Paris, au Théâtre Le Colombier à Bagnolet ; depuis 2009 sous la forme de lectures mises en espace intitulées « Conversations » programmées en médiathèques ; en 2010 et 2011, au sein du dispositif « Lieu des résonances, fabrique expérimentale d’une écriture poétique » créé à Mains d’Œuvres, Saint-Ouen avec le partenariat de la Périphérie du Marché de la Poésie, Paris ; en 2011 et 2012 sous la forme d’un récital intitulé « Sémaphores » dans le cadre du Marché de la Poésie, Paris.

Thomas Fernier est musicien, improvisateur & bricoleur de sons autodidacte.
Collaboration avec les labels de musique Magnetic Recordings (Rennes / 1996-2001) & Partycul System (Reims / 2002-2007). Conception de bandes-son diffusées ou interprétées pour des spectacles de théâtre (Cie Zabraka - Benoît Bradel, Cie TF2 - Jean-François Peyret) & de danse (Cie Man Drake - Toméo Vergès). Il poursuit aujourd’hui ses activités musicales en autoproduction solo (chevo légé), ainsi qu’en collaboration avec d’autres musiciens ou chanteurs (T.V.La.S.Un.Or. & marteau mu), et développe parallèlement un travail d’accompagnement musical en direct sur des images (diaporamas avec les photographes Aurélie Derhée & Eric Bouttier, films réalisés par lui-même).

François Laroche-Valière, auteur et chorégraphe, fonde sa compagnie, le Studio Laroche-Valière, en 1984. Ses étapes de création ont progressivement permis d’identifier et de définir une aire de recherche chorégraphique située autour de la notion centrale “d’être-là-du-corps”. Corps, en tant que lieu-premier, générateur d’un espace de présence, où se pose la question du mouvement comme acte poétique. De 2002 à 2008, Il développe le processus de création intitulé « Projet 2 avenues » composé de trois volets : « Sans qu’ici jamais ne se perde » (2002, créé au Centre national de la danse à Paris), « Pour venir jusque-là » (2004, crée au Centre national de la danse – Pantin), « Et pour s’éloigner » (2008, créé au Théâtre Brétigny, dans le cadre de Hors Saison, le rendez-vous danse d’Arcadi). En 2009, il apporte à ce cycle une étape supplémentaire, la création d’une pièce intitulée « Signature (solo) » accueille au CCN de Franche-Comté à Belfort et au Théâtre Brétigny. Pièce créée pour Julien Monty, interprète de la compagnie ayant participé à la genèse ainsi qu’à l’intégralité des étapes de création du « Projet 2 avenues ». Parallèlement, François Laroche-Valière crée en 2006 une pièce-performance intitulée IN/STELLATION, commande du Centre d’art contemporain de Brétigny, reprise en 2007 dans le cadre de l’atrium du Centre national de la danse – Pantin, à l’occasion des Journées du Patrimoine. En 2009, il crée une pièce sonore intitulée « Corridor » pour le Centre d’art contemporain de Brétigny, commande dans le cadre de l’exposition Réversibilité. En 2011/12, il initie le processus de création de « Jonctions » qui interroge les notions de précipité et de fulgurance de l’acte d’écriture, de montage et d’articulation d’objets chorégraphiques repérés en tant qu’unités de sens indivisibles. Le premier volet (« Situation I ») est créé en janvier 2012 à Mains d’OEuvres dans le cadre du Festival Faits d’hiver et à La Norville dans le cadre d’une résidence de création conventionnée DRAC Île-de-France partagée avec le Théâtre Brétigny.
François Laroche-Valière met également en jeu ses textes poétiques avec le comédien Olivier Dupuy. Ensemble, ils ont réalisé plusieurs récitals : de 2005 à 2009, à la Maison des Auteurs de la SACD, au Centre national de la danse – Pantin, à Micadanses, Paris, au Théâtre Le Colombier à Bagnolet ; depuis 2009 sous la forme de lectures mises en espace intitulées « Conversations » programmées en médiathèques ; en 2010 et 2011, au sein du dispositif « Lieu des résonances, fabrique expérimentale d’une écriture poétique » créé à Mains d’Œuvres, Saint-Ouen avec le partenariat de la Périphérie du Marché de la Poésie, Paris ; en 2011 et 2012 sous la forme d’un récital intitulé « Sémaphores » dans le cadre du Marché de la Poésie, Paris.

François Massut, né en 1979 à Sedan, a grandi et vadrouillé en Rimbaldie. Immigré ardennais à Paris depuis une douzaine d’années, il a redécouvert la poésie en 2001 lors d’une année d’échange universitaire au Québec. Depuis 2007, avec le collectif Poésie is not dead, il organise des lectures-performances avec des poètes, comédiens, musiciens et vidéastes. Philanthrope, son dessein est que la poésie sorte de ses temples et qu’elle rencontre, par l’intermédiaire des poètes vivants, les populations de toute origine sociale, de toute culture et de toute génération.

Jean-François Pauvros
Malgré la nonchalance, l’allure dégingandée en impose : dans le milieu des musiques improvisées (en fait son parcours embrasse aussi d’autres disciplines) Jean-François Pauvros est le seul guitariste à ressembler à feu-le leader des Ramones, Joey Ramone, un drôle de hasard pour qui a roulé sa bosse avec des gens aussi divers que Gary Lucas, Arto Lindsay et Lee Ranaldo.
Curieux de tout, il a aussi interprété La Monte Young pour Rhys Chatam, enregistré avec le tromboniste Rico Rodriguez ("Un dieu vivant à la Jamaïque qui a joué avec The Skatalites" commente Pauvros), le pianiste Siegfried Kessler et l’ex-saxophoniste de Gong, Didier Malherbe. C’est surtout avec Jac Berrocal, au sein de Catalogue, que cet oiseau de nuit s’est fait remarquer. Jean-François Pauvros est dans l’hexagone un précurseur, un des premiers à avoir expérimenté quelques unes des possibilités de la guitare électrique, à avoir osé la jouer noise avec force effets - delay ou archet - gravant des brûlots d’une rare intensité comme le psychédélique "Les quatre filles de l’industrie" (avec un quintette où l’on retrouve Ernie Brooks, bassiste des Modern Lovers de Jonathan Richman, et Makoto Sato) et le sonique "Y" avec le guitariste japonais Keiji Haino et le percussionniste François Causse.
Des disques comme des coups de couteau commenterait probablement, laconique, Jean-François Pauvros.

Charles Pennequin
Charles Pennequin est né le 15 novembre 1965 à Cambrai, dans le Nord de la France. A l’heure actuelle, il cherche à comprendre la vie. Charles Pennequin écrit un livre pour ça. Si au bout du livre on n’a rien compris, alors il faudra laisser tomber le livre par terre. Peut-être même le livre tombera par terre avant. Peut-être il n’y a rien à comprendre, pas une ligne. Ne lisez pas les lignes pour comprendre la vie. La vôtre de vie, ou la mienne. Souvent on dit ça. On dit : J’ai la vie mienne. Et je comprends rien. Charles Pennequin écrit un livre qui aide à rien comprendre au vivant.
Charles Pennequin est vivant.
Absolument vivant.
C’est-à-dire dans la merde.
Publication dans de nombreuses revues. Performances et concerts dans la France entière et un petit peu à côté. Videos à l’arrache. Ecriture dans les blogs. Dessins sans regarder. Improvisations au dictaphone, au microphone, dans sa voiture, dans certains TGV. Quelques cris le long des deux voies. Petites chansons dans les carnets. Poèmes délabrés en public. Ecriture sur les murs. Charles Pennequin écrit depuis qu’il est né.

Anne-Sophie Terrillon, née en 1983, est diplômée de l’école media art de Chalon sur Saône depuis 2007.
Son travail s’oriente plus précisément vers la vidéo, que ce soit au sein d’installations ou de projections. Elle explore plus particulièrement les champs du fantastique et du cinéma expérimental. Elle a déjà participé à plusieurs expositions collectives, à la galerie Franck Elbaz à Paris, à la Zoo galerie à Nantes et à la Générale à Sèvres. Depuis 2008, avec Christophe Acker, elle a entamé une collaboration sur des projets de vidéos, clips musicaux, photos et dessins.

En images

  • Thomas Fernier
  • Anne-Sophie Terrillon et Christophe Acker
  • François Mathouret et Isabelle Etienne
  • Steve Potts et Mimi Lorenzini
  • Zéno Bianu
  • Carole Mouton de Ponthieu
  • Zéno Bianu, Jean-Luc Debattice, Myriam Bouk-Moun
  • La Rimbaudmobile
  • Jazz'Poem
  • Mimi Lorenzini
  • François Mathouret et Isabelle Etienne
  • Jean-Luc Debattice
  • Steve Potts
  • Béatrice Rossi-Bouchrara
  • Olivier Dupuy
  • Eric Sarner
  • François Laroche-Valière
  • La Rimbaudmobile
  • Frédéric Dumond
  • Ma Desheng
  • Jean-François Pauvros et Charles Pennequin
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Dernière modification : jeudi 4 janvier 2013, par Vincent Gimeno-Pons
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